Paul Bourget

 

 

Parnassiana

 

Text
Editionsbericht
Werkverzeichnis
Literatur

»   »   »
Texte zur Baudelaire-Rezeption
Texte zur Verlaine-Rezeption
Texte zur Mallarmé-Rezeption
Texte zur Theorie und Rezeption des Symbolismus

 

Le cinquantenaire d'Hernani que nous annoncions à cette même place, il y a deux semaines, aura été solennellement célébré à l'heure où paraîtront ces lignes. N'est-ce pas bien l'occasion, puisque, pour la première et dernière fois, sans doute, cette époque de science et d'analyse salue sans arrière-pensée la poésie dans son plus glorieux représentant, de regarder quel état-major a succédé à l'état-major romantique autour de ce prince de drame, duc de l'ode, roi du poème... Car s'il était des titres aux grands écrivains autres que leur nom tout simple et tout nu, si, comme pour les maréchaux de l'empereur, chacune de leurs victoires littéraires s'incarnait dans un duché ou une principauté, Victor Hugo n'aurait-il pas plus de noms à énoncer que son Ruy Gomez de Silva dans la fameuse scène des tableaux?... C'est donc un peu une chronique d'énumération que nous voudrions faire, pour associer au triomphe du maréchal de la poésie moderne quelques-uns de ceux des colonels, capitaines ou simples soldats qui dans ces dernières années ont bravement combattu le bon combat, et continué à écrire des vers dans cette tombée d'un siècle qui ne s'attarde plus à cueillir les fleurs le long de la pente qu'il descend si vite...

Oui, autour de Victor Hugo se presse encore un bataillon sacré, dont les vétérans, – comme le temps passé, ce temps aussi sourd aux vers des poètes que le siècle lui-même! – avaient leurs vingt ans aux environs de 1860. Ces vétérans sont les jeunes écrivains qu'il fut longtemps de mode de désigner sous le nom des parnassiens, parce qu'à trois reprises, chez l'éditeur Alphonse Lemerre, ils ont édité en masse quelques fragments de leurs œuvres sous le titre de Parnasse contemporain, – titre dans le goût ancien, dont le seul choix révèle un raffinement et une délicatesse. J'ai dit que c'est aux environs de 1860 qu'ils eurent leurs vingt ans; c'est aussi à ce moment qu'ils se réunirent. Victor Hugo était en exil. Lamartine finissait sa belle vie par l'interminable décadence qui nous serra le cœur à tous. Théophile Gautier, le "bon Théo", condamné à la "copie" à perpétuité, s'appelait avec mélancolie:

Vieux rimeur hébété par l'abus de la prose.

Il se calomniait ironiquement, mais, depuis les Emaux et Camées il n'écrivait plus de vers, et quoique encore jeune, prenait sur les coussins de son divan des allures de sachem vénérable qui le rendaient peu propre à l'emploi de chef militant d'une troupe de novateurs. Le raffiné, le subtil Baudelaire, dont j'ai raconté les étranges fantaisies, s'était avisé de partir pour la Belgique, d'où il ne devait revenir que paralysé et atteint de la terrible aphasie, ayant sa tête entière et toute sa sensibilité. Cet orfèvre de mots, ce joaillier de style, ne pouvait plus prononcer que les deux syllabes d'un juron: "Cré nom... cré nom..." faisait-il sans cesse, victime de la plus cruelle ironie du sort. Aussi les jeunes gens dont nous parlons n'eurent-ils pour chef direct aucun de ces quatre grands artistes. Et c'est à MM. Leconte de Lisle et Théodore de Banville qu'ils rendirent ce premier hommage que tout groupe naissant apporte à celui ou à ceux dont il relève dans l'ordre de l'esprit.

 

* * *

 

Donc, il y avait, en ces temps déjà lointains, de par la France, un fantastique garçon, mort aujourd'hui et qui s'appelait Albert Glatigny. Ce pauvre diable, – car il était pauvre insolemment, à n'avoir à lui que son grand long corps, ses habits râpés et sa chienne Cosette, – courait les routes, ici acteur, ici souffleur, là improvisateur, ailleurs journaliste, mais à travers l'odyssée invraisemblable de ses métiers et de ses misères, il brûlait d'un amour inassouvi pour ce je ne sais quoi qui fait sourir les gens sages: la Poésie Lyrique. Rien de ce qui touchait à cela ne le faisait sourire, lui, simple fils d'un gendarme, ancien clerc de notaire, – mais le chevalier convaincu de ces nobles dames dédaignées: les belles rimes, les belles images, les belles épithètes, chimériques dames pour le vulgaire, pour lui aussi réelles, aussi vivantes que les filles brunes ou blondes auxquelles il dédiait ses sonnets musqués et ses galants rondeaux!

Or il advint que ce bizarre garçon rencontra, lors de son passage à Paris, un autre jeune homme, très blond et très élégant "flave et Sminthien", comme on disait dans le cénacle, et qui avait écrit ce vers d'une fatuité superbe:

Je porte fièrement la honte d'être beau!

lequel jeune homme s'appelait Catulle Mendès, et ne croyait peut-être pas en Dieu, mais à coup sûr croyait de tout son être et croit encore à la sacro-sainte Poésie Lyrique. Tant et si bien que, la foi étant la chose la plus contagieuse du monde, ces deux enragés de lyrisme racolèrent d'autres jeunes gens pénétrés des mêmes sentiments, – et ainsi fut fondé le Parnasse.

Ces jeunes gens se réunissaient chez M. Leconte de Lisle ou chez M. de Banville. Le premier de ces deux maîtres du Parnasse est certainement une des plus belles figures de notre époque. Il habitait alors au boulevard des Invalides, et le samedi soir on allait à son modeste logement comme en pèlerinage. J'avoue que le jour où je lui fus présenté, mon cœur, à moi, battait très fort dans ma poitrine. – Inoubliable enfantillage des admirations de la jeunesse! – On trouvait un homme d'une quarantaine d'années; un front superbe, appelant l'épithète d'olympien, des yeux d'aigle, un nez d'une extrème finesse, et dans la lourdeur un peu forte du bas du visage un sourire presque voltairien, – trahissant le sardonique esprit de ce grand écrivain qui serait le plus mordant des journalistes s'il ne dédaignait ce côté de son talent comme vulgaire. La conversation de M. Leconte de Lisle était toute en contrastes comme sa pensée. A la fois très érudit et plein d'imagination, comprenant admirablement les religions, et cependant athée, comme jadis André Chenier, avec délices, sévère jusqu'à la rigidité, et pourtant familier et narquois quand cela lui plaisait, il consentait quelquefois à dire de ses vers, et les fidèles ont ainsi entendu de sa propre bouche quelques-uns des plus majestueux d'entre les Poèmes barbares qu'il ciselait alors avec le soin méticuleux qu'il apporte à ses compositions.

Tout autre s'offrait M. Théodore de Banville à ceux qui sonnaient à la porte de son appartement de la rue de Buci. Une sorte de bonnet de Scapin planté sur le coin de l'oreille, la face rasée, roulant une éternelle cigarette, et flûtant sa voix, l'auteur des Odes funambulesques causait – et, grace à Dieu, cause encore – avec une prestigieuse souplesse. Cachant derrière ses paradoxales fantaisies une observation aiguë et pénétrante, il racontait les anecdotes les plus inédites sur tous les héros de la grande armée romantique, et parfois éclatait en boutades d'un imprévu délicieux contre les réalistes, qu'il haïssait, comme il hait, d'une haine ailée comme la guêpe, mais piquante comme elle: "Vous prétendez me raconter une histoire réelle!... disait-il, et vous me parlez de MM. Durand père et fils. Mais est-ce que je les connais, moi, vos Durand? Qui me garantit qu'ils existent?... Tandis que l'existence d'Andromaque ou d'Hélène m'est attestée par des millions de gens, dont Homère, et par conséquent si vous voulez être véritablement un réaliste, parlez-moi d'Andromaque ou d'Hélène aux cheveux d'or et non pas de vos Durand. Dupuis, et autres créatures arbitraires, sortis d'un coin quelconque de votre imagination stérile!..."

 

* * *

 

On rencontrait là M. François Coppée, alors presque enfant. C'était un modeste employé au ministère de la guerre, qui venait d'écrire quelques touchantes élégies, comme un enfant dessine des bonshommes dans les marges de son livre de classe, pour consoler l'ennui de sa captivité, sans trop savoir si cela valait beaucoup mieux que les bonshommes de l'écolier. M. Sully Prudhomme apparaissait aussi dans ce cénacle, déjà grave, tout entier tourné vers la méditation philosophique, et un peu dérouté par les truculences de quelques-uns de ses confrères. Il se rattachait plutôt à un autre groupe, à celui de MM. André Theuriet, André Lemoyne, Georges Lafenestre, lesquels par une coquetterie de modestie que je trouve charmante, s'étaient appelés le groupe des "timides". Les "timides" dînaient une fois par mois dans une des salles du café de Fleurus, près du Luxembourg. Sur les panneaux de ce café, des peintres aujourd'hui fameux, tels que M. Carolus-Durand ou M. Henner, ont brossé, qui un paysage, qui une tête de femme, qui une nature morte. – Petits tableaux auxquels la fumée des cigares a donné une patine un peu sombre du plus pittoresque caractère.

Mais l'extrème gauche du Parnasse était constituée par quelques amis particuliers de M. Mendès, entre autres MM. Léon Dierx et Stéphane Mallarmé. Le premier écrivait un poème du plus beau sentiment, un étrange et puissant Lazare. Il y suppose que le ressuscité garde à travers la vie humaine où il est rentré une invincible horreur d'avoir vu l'au-delà du tombeau. Quant à Mallarmé, ses audaces de langage l'ont rendu illustre parmi tous les gourmets de littérature. Il publia, dans un journal de jeunes gens, une extraordinaire fantaisie sur la "mort de la pénultième", qui fut l'objet d'interminables discussions. A côté d'eux, un Espagnol de Cuba, M. José-Maria de Heredia, récitait les vers de ses sonnets retentissants comme son nom. C'est un flamboyant et coloré langage à faire paraître terne la prose de Gautier que celui de ce poète qui recule malheureusement la publication de son volume, et ne réunit pas les joyaux éparpillés par lui un peu partout.

 

* * *

 

– J'en passe et des meilleurs! – comme on dit dans Hernani. Cette citation est deux fois de circonstance. Sainte-Beuve avait deviné quelques-uns de ces poètes avec sa sagacité ordinaire. Il étudie dans un de ses articles un petit recueil de sonnets: Avril-Mai-Juin, que deux amis, MM. Valade et Mérat, par un joli caprice d'amitié intellectuelle venaient de publier en commun. – S'il tenait encore une plume, nul doute que tout cet effort poétique n'eut été l'objet d'un de ces "Lundis", où justice serait rendue à chacun avec autant d'autorité que d'intelligence. Moi qui n'ai que ma plume de chroniqeur à mon service, j'aurais peur en citant des noms qui me sont chers, mais que le grand public ignore, d'être accusé de "camaraderie", accusation que cet âge de réclame jette sur toutes nos bienveillances littéraires pour en déshonorer l'expression!

Il s'est donc produit, durant la seconde moitié du Second Empire, un sincère effort poétique. Il y a eu un vaillant départ pour la guerre de toute une phalange de jeunes gens aussi ardents que convaincus. Quel est l'ancien qui a dit cette parole amère que "tout homme qui meurt s'en va humilié par la vie"? La vie n'a pas trop humilié ces braves artistes, puisque d'eux tous et de ceux qui, depuis, ont repris en sous-main leur œuvre on pourrait extraire une opulente et brillante anthologie, – corbeille de fleurs au milieu de laquelle se dresserait le buste de marbre de l'auteur d'Hernani, de celui que les vers de M. François Coppée ont si justement salué de nom d'Ancêtre. – A combien fut-il donné d'être ainsi l'Ancêtre vivant?

 

 

 

 

 

 

Erstdruck und Druckvorlage

Le Parlement. Journal de la République libérale.
1880, 26. Februar, S. *3.

Gezeichnet: PAUL BOURGET.

Die Textwiedergabe erfolgt nach dem ersten Druck (Editionsrichtlinien).

 

 

Neudruck

 

 

 

Werkverzeichnis


Verzeichnisse

Talvart, Hector / Place, Joseph: Bibliographie des auteurs modernes de langue française (1801-1927).
Bd. 2. Paris: Éd. de la Chronique des lettres françaises 1930.
S. 166-195: Paul Bourget.

Mansuy, Michel: Un moderne. Paul Bourget. De l'enfance au disciple.
2. Aufl. Paris: Les belles lettres 1961 (= Annales littéraires de l'Université de Besançon, 39).
S. 539-551: Bibliographie.



Bourget, Paul: Le roman réaliste et le roman piétiste.
In: Revue des Deux Mondes.
1873, 15. Juli, S. 454-469.
URL: http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/cb32858360p/date1873
URL: https://archive.org/details/revuedesdeuxmond18734pari
URL: http://opacplus.bsb-muenchen.de/title/205313-5

Bourget, Paul: Notes sur quelques poètes contemporains.
In: Le siècle littéraire. Revue bi-mensuelle.
Jg. 1, 1875/76, Nr. 12/13, 15. März/1. April 1876, S. 265-273.
URL: http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/cb328681532/date

Bourget, Paul: Les Poètes contemporains. Alfred de Musset.
In: La Vie littéraire.
Jg. 3, 1877, Nr. 18, 3. Mai, S. *2-3. [PDF]


Bourget, Paul: A propos d'une cinquantaine.
In: Le Parlement. Journal de la République libérale.
1880, 12. Februar, S. *3.

Bourget, Paul: Parnassiana.
In: Le Parlement. Journal de la République libérale.
1880, 26. Februar, S. *3.
Neudruck
Le Parnasse. Hrsg. von Yann Mortelette.
Paris: Presses de l'Université de Paris-Sorbonne 2006
(= Collection "Mémoire de la critique"), S. 157-161.

Bourget, Paul: M. Sully Prudhomme.
In: Le Parlement. Journal de la République libérale.
1880, 13. Juni, S. *3-4.


Bourget, Paul: Notes de voyage – Poésie anglaise.
In: Le Parlement. Journal de la République libérale.
1881, 9. Januar, S. *3. [PDF]

Bourget, Paul: Poétique contemporaine.
In: Le Parlement. Journal de la République libérale.
1881, 3. Februar, S. *3.

Bourget, Paul: [Rezension zu:]
La Chanson des gueux, par Jean Richepin. Édition définitive. 1 vol. Dreyfous.
In: Le Livre (Bibliographie moderne).
Bd. 2, 1881, Nr. 4, 10. April, S. 205-206.
URL: http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/cb32808684g/date

Bourget, Paul: De l'esprit lyrique.
In: Le Parlement. Journal de la République libérale.
1881, 9. Juni, S. *3.

Bourget, Paul: Notes de voyage – Poètes anglais contemporains.
In: Le Parlement. Journal de la République libérale.
1881, 29. September, S. *2-3.

Bourget, Paul: Psychologie contemporaine. Notes et portraits.
Charles Baudelaire
.
In: La Nouvelle Revue.
Bd. 13, 1881, 15. November, S. 398-416.
URL: https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/cb34356973m/date1881
URL: https://archive.org/details/lanouvellerevue02unkngoog
Jeweils mit Änderungen aufgenommen in:
Paul Bourget: Essais de psychologie contemporaine.
Paris: Lemerre 1883; hier: S. 3-32.
URL: https://archive.org/details/essaisdepsycholo00bour
Paul Bourget: Œuvres complètes. Critique.
Bd. 1: Essais de psychologie contemporaine.
Paris: Plon, Nourrit et Cie 1899; hier: S. 3-20. [PDF]


Bourget, Paul: Les Aveux.
Paris: Lemerre 1882.
URL: https://archive.org/details/lesaveuxposies00bouruoft

Bourget, Paul: M. Taine, critique d'art.
In: Le Parlement. Journal de la République libérale.
1882, 9. Februar, S. *3.

Bourget, Paul: Psychologie contemporaine. Notes et portraits.
M. Ernest Renan.
In: La Nouvelle Revue. Bd. 15, 1882, 15. März, S. 233-271.
URL: https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/cb34356973m/date1882
Jeweils mit Änderungen aufgenommen in
Paul Bourget: Essais de psychologie contemporaine.
Paris: Lemerre 1883; hier: S. 33-110.
URL: https://archive.org/details/essaisdepsycholo00bour
Paul Bourget: Œuvres complètes. Critique.
Bd. 1: Essais de psychologie contemporaine.
Paris: Plon, Nourrit et Cie 1899; hier: S. 27-72. [PDF]

Bourget, Paul: Études et portraits XVIII.
Edgar Poe. In: Le Parlement. Journal de la République libérale.
1882, 2./3. November, S. *3.

Bourget, Paul: Études et portraits XXI.
Quelques réflexions sur une école poétique
.
In: Le Parlement. Journal de la République libérale.
1882, 23. November, S. *3.

Bourget, Paul: Psychologie contemporaine. Notes et portraits.
M. Taine.
In: La Nouvelle Revue. Bd. 19, 1882, 15. Dezember, S. 864-901.
URL: https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/cb34356973m/date1882
Aufgenommen in
Paul Bourget: Essais de psychologie contemporaine.
Paris: Lemerre 1883; hier: S. 175-250.
URL: https://archive.org/details/essaisdepsycholo00bour


Bourget, Paul: Essais de psychologie contemporaine.
Baudelaire – M. Renan – Flaubert – M. Taine – Stendhal.
Paris: Lemerre 1883.
URL: https://archive.org/details/essaisdepsycholo00bour
URL: https://catalog.hathitrust.org/Record/100321601

Bourget, Paul: Préface.
In: Léon Cladel, Le Deuxième Mystère de l'Incarnation.
Préface de Paul Bourget.
Paris: Rouveyre 1883, S. V-XIX.
URL: https://archive.org/details/ledeuximemyst00clad
URL: https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k803384 [2e éd.]

Bourget, Paul: Préface.
In: J. Barbey d'Aurevilly, Memoranda.
Préface de Paul Bourget.
Paris: Rouveyre 1883, S. I-XXVII.
URL: https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6501740n
URL: https://archive.org/details/memoranda00barb

Bourget, Paul: Études et portraits.
Le De Profundis de la critique.
In: Le Parlement. Journal de la République libérale.
1883, 8. März, S. *3.
Aufgenommen in
Paul Bourget: Études et portraits.
Bd. 1. Paris: Lemerre 1889; hier: S. 299-306 (u.d.T.: "Réflexions sur la Critique").
URL: https://archive.org/details/tudesetportrait00bourgoog

Bourget, Paul: Études et portraits.
Du moderne.
In: Le Parlement. Journal de la République libérale.
1883, 31. Mai, S. *3.

Bourget, Paul: Études et portraits.
La Statue de Schopenhauer.
In: Le Parlement. Journal de la République libérale.
1883, 14. Juni, S. *3.

Bourget, Paul: Sensations d'Oxford (Notes de voyage).
In: La Nouvelle Revue.
Bd. 24, 1883, 1. Oktober, S. 557-598.
URL: https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/cb34356973m/date1883

Bourget, Paul: La Fête des morts.
In: Le Parlement. Journal de la République libérale.
1883, 1. November, S. *3.

Bourget, Paul: Études et portraits.
Les Espèces littéraires.
In: Le Parlement. Journal de la République libérale.
1883, 13. Dezember, S. *3.


Bourget, Paul: Études et portraits.
Un coin de la Jeunesse contemporaine.
In: Journal des Débats politiques et littéraires.
1884, 20. Januar, Edition du matin, S. *1-2.
URL: https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/cb39294634r/date1884

Bourget, Paul: Études et portraits.
Les lettres de Gustave Flaubert à George Sand.
In: Journal des Débats politiques et littéraires.
1884, 10. Februar, Edition du matin, S. *1-2.
URL: https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/cb39294634r/date1884

Bourget, Paul: Études et portraits.
M. Leconte de Lisle.
In: Journal des Débats politiques et littéraires.
1884, 13. April, Edition du matin, S. *1-2.
URL: https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/cb39294634r/date1884

Bourget, Paul: Études et portraits.
M. Guy de Maupassant.
In: Journal des Débats politiques et littéraires.
1884, 25. Mai, Edition du matin, S. *1-2.
URL: https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/cb39294634r/date1884

Bourget, Paul: Notes sur l'Angleterre VI.
Préraphaélitisme.
In: Journal des Débats politiques et littéraires.
1884, 23. September, Edition du matin, S. *3.
URL: https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/cb39294634r/date1884

Bourget, Paul: Études et portraits.
A propos d'un ancien roman.
In: Journal des Débats politiques et littéraires.
1884, 18. November, Edition du matin, S. *3.
URL: https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/cb39294634r/date1884
Aufgenommen in
Paul Bourget: Études et portraits.
Bd. 1. Paris: Lemerre 1889; hier: S. 261-279 (u.d.T.: "Réflexions sur l'Art du Roman").
URL: https://archive.org/details/tudesetportrait00bourgoog

Bourget, Paul: L'esthétique du Parnasse.
In: Journal des Débats politiques et littéraires.
1884, 9. Dezember, Edition du matin, S. *3.
URL: https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/cb39294634r/date1884


Bourget, Paul: Poésies 1872-1876.
Au bord de la Mer. La Vie inquiète. Petits Poèmes.
Paris: Lemerre o.J. [1885]
URL: https://archive.org/details/posies01bour

Bourget, Paul: Psychologie contemporaine (Études et Portraits). M. Leconte de Lisle.
In: La Nouvelle Revue. Bd. 32, 1885, 15. Januar, S. 349-377.
URL: https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/cb34356973m/date1885
Mit Änderungen aufgenommen in
Bourget, Paul: Nouveaux essais de psychologie contemporaine.
M. Dumas fils – M. Leconte de Lisle – MM. de Goncourt – Tourguéniev – Amiel.
Paris: Lemerre 1886, S. 79-133.
URL: https://archive.org/details/nouveauxessaisde00bour_1

Bourget, Paul: Poésie anglaise contemporaine.
In: Journal des Débats politiques et littéraires.
1885, 14. April, Edition du matin, S. *3.
URL: https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/cb39294634r/date1885

Bourget, Paul: L'Esthéticisme anglais.
In: Journal des Débats politiques et littéraires.
1885, 6. Mai, Edition du matin, S. *3.
URL: https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/cb39294634r/date1885

Bourget, Paul: Victor Hugo.
In: Journal des Débats politiques et littéraires.
1885, 24. Mai, Edition du matin, S. *3.
URL: https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/cb39294634r/date1885

Bourget, Paul: Le pessimisme de la jeune génération.
In: Journal des Débats politiques et littéraires.
1885, 16. Juni, Edition du matin, S. *3.
URL: https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/cb39294634r/date1885


Bourget, Paul: Nouveaux essais de psychologie contemporaine.
M. Dumas fils – M. Leconte de Lisle – MM. de Goncourt – Tourguéniev – Amiel.
Paris: Lemerre 1886.
URL: https://archive.org/details/nouveauxessaisde00bour_1
URL: https://catalog.hathitrust.org/Record/100323213

Bourget, Paul: Poésies 1876-1882.
Edel. Les Aveux.
Paris: Lemerre 1886.
URL: https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k272207w   [Paris: Lemerre 1887]


Bourget, Paul: Science et Poésie (Dialogue d'esthétique).
In: The Fortnightly Review.
Bd. 43, New Series, 1888, 1. April, S. 568-588. [PDF]
Aufgenommen in
Paul Bourget: Études et portraits.
Bd. 1. Paris: Lemerre 1889; hier: S. 189-228.
URL: https://archive.org/details/tudesetportrait00bourgoog

Bourget, Paul: Un roman d'analyse.
Sous l'œil des barbares, par M. Maurice Barrès. (1 vol. chez Lemerre).
In: Journal des Débats politiques et littéraires.
1888, 3. April, Edition du matin, S. *2-3
URL: https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/cb39294634r/date1888
Wiederholt
La Plume.
Jg. 2, 1890, Nr. 26, 15. Mai, S. 83-87. [PDF]


Bourget, Paul: Études et portraits.
Bd. 1. Paris: Lemerre 1889.
URL: https://archive.org/details/tudesetportrait00bourgoog
URL: https://catalog.hathitrust.org/Record/006505564

Bourget, Paul: Études et portraits.
Bd 2. Paris: Lemerre 1889.
URL: https://archive.org/details/netudesetportrai02bouruoft
URL: https://catalog.hathitrust.org/Record/006505564

Bourget, Paul: À un jeune homme.
In: Le Figaro.
1889, 17. Juni, S. 1.
URL: https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/cb34355551z/date1889


[Bourget, Paul:] Physiologie de l'Amour Moderne.
Fragments posthumes d'un ouvrage de Claude Larcher, recueillis et publiés par Paul Bourget.
Paris: Lemerre 1891.
URL: http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k69202m
URL: https://archive.org/details/physiologiedela00unkngoog

Bourget, Paul: The New Moral Drift in French Literature.
In: The Forum.
Bd. 16, 1893, November, S. 282-288.
URL: https://catalog.hathitrust.org/Record/000552622
URL: http://www.unz.com/print/Forum/

Bourget, Paul: Lettre autobiographique [Januar 1894].
In: Extraits choisis des œuvres de Paul Bourget.
Hrsg. von Alphonse N. van Deall.
Boston 1894, S. 1-15.
URL: https://archive.org/details/extraitschoisis00daelgoog
URL: https://catalog.hathitrust.org/Record/100412843

Bourget, Paul: Les Primitifs.
In: Le Figaro.
1895, 12. Mai, S. 1.
URL: https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/cb34355551z/date1895
Übersetzung
Paul Bourget: Primitive und Aestheten.
In: Das Magazin für Litteratur.
Jg. 64, 1895, Nr. 45, 9. November, Sp. 1463-1468. [PDF]

Bourget, Paul: A Lecture at Oxford. Gustave Flaubert.
In: The Fortnightly Review.
1897, Juli, S. 152-164.

Bourget, Paul: L'arbre de M. Taine.
In: Le Figaro.
1897, 7. November, S. 1.
URL: https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/cb34355551z/date1897

Bourget, Paul: Psychologische Abhandlungen über zeitgenössische Schriftsteller.
Übersetzt von A. Köhler.
Minden i. Westf.: Bruns 1903.
URL: https://archive.org/details/bub_gb_EUDrAAAAMAAJ

Bourget, Paul: Études et portraits.
Bd. 3. Paris: Plon-Nourrit 1906.
URL: https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k80172r
URL: https://archive.org/details/tudesetportrai03bouruoft
URL: https://catalog.hathitrust.org/Record/001364049
URL: http://obvil.sorbonne-universite.site/corpus/critique/bourget_etudes-03

Bourget, Paul: Charles de Spoelberch de Lovenjoul.
In: Le Figaro.
1907, 7. Juli, S. 1.
URL: https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/cb34355551z/date1907

Bourget, Paul: Pages de Critique et de Doctrine.
Bd. 1. Paris: Plon-Nourrit 1912.
URL: https://archive.org/details/pagesdecritiquee01bouruoft
URL: https://catalog.hathitrust.org/Record/001014426
URL: http://obvil.sorbonne-universite.site/corpus/critique/bourget_pages-de-critique

Bourget, Paul: Pages de Critique et de Doctrine.
Bd. 2. Paris: Plon-Nourrit 1912.
URL: https://catalog.hathitrust.org/Record/001014426

Bourget, Paul: Nouvelles Pages de Critique et de Doctrine.
Bd. 1. Paris: Plon-Nourrit 1922.
URL: https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k113904j
URL: https://archive.org/details/nouvellespagesde01bour
URL: http://obvil.sorbonne-universite.site/corpus/critique/bourget_nouvelles-pages-de-critique-01

Bourget, Paul: Nouvelles Pages de Critique et de Doctrine.
Bd. 2. Paris: Plon-Nourrit 1922.
URL: https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k113905x
URL: https://archive.org/details/nouvellespagesde02bour


Bourget, Paul: Essais de psychologie contemporaine. Études littéraires.
Hrsg. von André Guyaux.
Paris: Gallimard 1993 (= tel, 233).
Text nach der "Édition définitive" (1899).

Bourget, Paul: Le Disciple.
Hrsg. von Antoine Compagnon.
Paris: Librairie Générale Française 2010 (= Le livre de poche, 31738).

Bourget, Paul: Théorie de la décadence.
Herausgegeben und übersetzt von Rudolf Brandmeyer.
In: Hofmannsthal-Jahrbuch zur europäischen Moderne 23 (2015), S. 253-263.

Bourget, Paul: Du dilettantisme.
Herausgegeben und übersetzt von Rudolf Brandmeyer.
In: Hofmannsthal-Jahrbuch zur europäischen Moderne 24 (2016), S. 133-151.

 

 

 

Literatur

Badesco, Luc: La Génération poétique de 1860. La jeunesse des deux rives. Milieux d'avant-garde et mouvements littéraires. Les oeuvres et les hommes. 2 Bde. Paris 1971.

Brandmeyer, Rudolf: Poetiken der Lyrik: Von der Normpoetik zur Autorenpoetik. In: Handbuch Lyrik. Theorie, Analyse, Geschichte. Hrsg. von Dieter Lamping. 2. Aufl. Stuttgart 2016, S. 2-15.

Glinoer, Anthony / Laisney, Vincent: L'âge des cénacles. Confraternités littéraires et artistiques au XIXe siècle. Paris 2013.

Guyaux, André: "Ce poète si profondément germanique ...". Le Baudelaire de Paul Bourget. In: Baudelaire: nouveaux chantiers. Hrsg. von Jean Delabroy u.a. Villeneuve d'Ascq 1995, S. 133-144.

Guyaux, André: Bourget au Parlement, 1880-1883. In: Avez-vous lu Paul Bourget? Hrsg. von Marie-Ange Fougère u.a. Dijon 2007, S. 91-95.

Hufnagel, Henning: Wissen und Diskurshoheit. Zum Wissenschaftsbezug in Lyrik, Poetologie und Kritik des Parnasse 1840-1900. Berlin u. Boston 2017.

Jurt, Joseph: Synchronie littéraire et rapports de force. Le champ poétique des années 80. In: Oeuvres et Critiques 12.2 (1987), S. 19-33.

Mansuy, Michel: Un moderne. Paul Bourget. De l'enfance au disciple. 2. Aufl. Paris 1961 (= Annales littéraires de l'Université de Besançon, 39).

Martus, Steffen u.a. (Hrsg.): Lyrik im 19. Jahrhundert. Gattungspoetik als Reflexionsmedium der Kultur. Bern u.a. 2005 (= Publikationen zur Zeitschrift für Germanistik, 11).

McFarlane, I. D.: La collaboration de Paul Bourget au Parlement et au Journal des Débats 1880-86. In: Les Lettres Romanes 11 (1957), S. 413-435 u. 12 (1958), S. 35-58.

McFarlane, I. D.: Paul Bourget in search of a Symbolist aesthetic. In: Australian Journal of French Studies 6 (1969), S. 376-409.

Mortelette, Yann: Histoire du Parnasse. Paris 2005.

Mortelette, Yann (Hrsg.): Le Parnasse. Paris 2006 (= Collection "Mémoire de la critique").

Pernot, Denis: Paul Bourget, observateur de la jeunesse (1880-1889). In: Avez-vous lu Paul Bourget? Hrsg. von Marie-Ange Fougère u.a. Dijon 2007, S. 97-108.

Pouilliart, Raymond: Paul Bourget et la naissance du symbolisme. In: Les Lettres Romanes 18 (1964), S. 215-239 u. 315-328.

Riguet, Marine: Faire littérature. Genèse d'un laboratoire. Paris 2019 (Collection: "Cultures numériques").

Stoupy, Joëlle: Maître de l'heure. Die Rezeption Paul Bourgets in der deutschsprachigen Literatur um 1890. Hermann Bahr, Hugo von Hofmannsthal, Leopold von Andrian, Heinrich Mann, Thomas Mann und Friedrich Nietzsche. Frankfurt a.M. u.a. 1996 (= Analysen und Dokumente, 35).

 

 

Edition
Lyriktheorie » R. Brandmeyer