Paul Bourget

 

 

L'Esthétique du Parnasse

[Auszug]

 

Text
Editionsbericht
Werkverzeichnis
Literatur

»   »   »
Texte zur Baudelaire-Rezeption
Texte zur Verlaine-Rezeption
Texte zur Mallarmé-Rezeption
Texte zur Theorie und Rezeption des Symbolismus

 

On écrirait un curieux chapitre d'histoire littéraire, et bien significatif, en analysant simplement les raisons du succès des divers poètes qui sont devenus célèbres chez nous depuis Ronsard et la pléïade jusqu'à notre époque. La conclusion serait, semble-t-il, que la plupart du temps ce succès a été l'œuvre d'une élite, qui a imposé les poètes à la foule, ou bien, quand cette foule a d'elle-même applaudi le poète, ç'a été pour des motifs étrangers à ce qui constitue l'essence même du génie poétique. Peut-être les personnes qui ont voyagé en Angleterre comprendront-elles mieux, par une comparaison facile, cette situation respective du poète français et de ses lecteurs. Comment ne pas être frappé, en regardant les devantures des bibliothèques de chemins de fer, dans les gares d'outre-Manche, de ce fait qu'il s'y rencontre toujours un Shakespeare, un Milton, un Burns, un Byron, un Tennyson, un Wordsworth, et pour peu que la station soit de quelque importance, un Cowper, un Keats, un Shelley, un Browning? C'est que l'œuvre des poètes anglais ne sert pas seulement au régal des lettrés. Elle fait la pâture d'une masse énorme d'hommes et de femmes, occupés d'ailleurs, au métier quotidien, mais rendus capables d'aimer les beaux vers, soit par la nature méditative de la race, soit par la familiarité constante avec ce prodigieux livre de poésie qui est l'Ancien Testament. Il ne semble pas qu'il en ait jamais été de même chez nous. Qui a fait la fortune de Ronsard et de ses disciples? Des érudits et des grands seigneurs. Sans la faveur du roi et les applaudissemens de la cour, Racine et Boileau eussent-ils triomphé de la même manière? Lamartine et Victor Hugo eussent-ils obtenu, sans le secours de la réaction monarchique et religieuse de leur jeunesse, leur popularité immense, laquelle a été balancée par la gloire du poète le moins exaltant qui fut jamais, Béranger, simplement parce que ce dernier représentait une tendance politique en vogue? Et quand un poète qui n'est que poète obtient la renommée, c'est d'ordinaire par les portions de son talent que les véritables amans de son génie voudraient en distraire. Tel fut le sort d'Alfred de Musset, que sa sublime Portia, son divin A quoi rêvent les jeunes filles, ses Marrons du feu n'auraient jamais servi autant que l'a fait le prosaïsme volontaire du début de Namouna et de la Bonne Fortune. On a loué ce grand poète de ses négligences affectées d'artiste, on l'a célébré parce qu'il était un homme plus encore qu'un poète, – comme si dans une œuvre de poésie il pouvait se rencontrer une vertu supérieure à la beauté poétique pure. En revanche, ni la Comédie de la mort de Gautier, ni le Joseph Delorme de Sainte-Beuve, ni le Moïse et la Maison du berger d'Alfred de Vigny, ni le Pianto de Barbier, ces chefs-d'<œuvres>, n'ont pu percer jusqu'au grand public, parce qu'il n'y avait là que de la poésie. Ils sont demeurés le domaine propre des lettrés auxquels la foule a rendu Lamartine, aujourd'hui qu'elle n'a plus à voir en lui qu'un poète, auxquels elle rendra Victor Hugo, maintenant que les passions démocratiques ne trouvent plus de quoi admirer dans l'auteur de Ruth et Booz et de la Rose de l'Infante le polémiste des Châtimens. La puissance du lyrisme, la magnificence de la vision, la magie du rêve, – ces qualités constitutives de la beauté poétique, – ne sont certes pas etrangères à notre race, mais on dirait qu'elles sont plutôt acquises pour nos esprits, et que notre goût inné nous porte davantage vers l'amour d'une poésie presque dépouillée de tout élément poétique, dans laquelle du moins cet élement soit assagi et mélangé d'une forte dose d'autres principes. Le Voltaire des petites pièces, du "Si vous voulez que j'aime encore" et de tant de délicats badinages, tous les chansonniers galans ou moqueurs du dix-huitième siècle sont bien plus suivant notre tempérament national, que le Victor Hugo de la Légende des Siècles, et la plupart d'entre nous n'arrivent à bien sentir cette poésie, ainsi que M. Sarcey l'avouait de lui-même avec sa bonne foi accoutumée, dans ses Souvenirs, que par éducation.

Ces remarques, si elles sont exactes, ne suffisent-elles pas à expliquer comment les <Parnassiens> se sont trouvés tout aussitôt en antipathie avec le public? Il y avait à cela deux raisons, dont l'une résidait dans le fond même de l'esthétique de l'école; la seconde, dans le caractère d'exotisme qu'affectait volontiers son inspiration. Elle est assez malaisée à définir, cette esthétique, – lien commun entre des esprits aussi différens que ceux de M. Sully-Prudhomme, de M. Coppée et de M. Heredia par exemple. Il est pourtant un point sur lequel ces trois écrivains et tous leurs confrères du Parnasse seraient d'accord, à savoir que la première qualité d'un poème, celle qui le constitue essentiellement œuvre de poète, réside en ceci: que les vers en soient bien faits. C'est là une formule qui serait très simple si, derrière les problèmes de facture, ne se dissimulait une philosophie entière de l'art. Cette formule-là suppose, en effet, qu'il y a une langue poétique spéciale, laquelle a sa beauté propre, comme la langue de la musique et comme celle de la peinture. Or, en quoi réside essentiellement cette beauté? Ce n'est pas dans la passion, car l'amant le plus sincère, même s'il traduit son cœur avec intensité, pourra écrire des vers touchans qui ne seront pas de beaux vers. Ce n'est pas dans la vérité des idées exprimées, car les plus grandes vérités du monde, celles de la géologie, de l'astronomie, de la métaphysique ne paraissent pas susceptibles de recevoir une expression poétique. Ce n'est pas dans l'éloquence, car tous les connaisseurs savent bien que telle tirade de tel illustre auteur dramatique est souverainement éloquente sans avoir une haute valeur de poésie. Certes l'éloquence, la vérité, la passion peuvent être poétiques au plus haut degré, mais à de certaines conditions seulement. Quelles conditions? C'est à les rechercher que s'est consacré l'effort de l'école du Parnasse. Il a semblé aux adeptes de cette école que la vertu essentielle de la poésie était la suggestion, entendez par là le pouvoir d'évoquer des images, ou des états particuliers de l'âme, avec des rencontres de syllabes, si étroitement liées à ces images et à ces états de l'âme qu'elles en soient comme la figure perceptible. C'est en vertu de ce principe que ces poètes se sont appliqués à une étude savante et raffinée des rapports de l'expression et de l'impression. S'ils mettent à la rime des mots sonores et singuliers, c'est afin que cette singularité imprime plus profondément ces mots dans l'imagination du lecteur, et avec eux évoque un cortège de sensations d'un certain ordre. Considérez de ce point de vue cette stance de M. de Heredia sur la Mort d'Adonis, et reconnaissez avec quel art chacun des vers se termine sur un mot qui s'accorde à l'effet total de mystère et de sensualité cherché par le poète.

Car sur un lit jonché d'hyacinthe fleurie,
La mort ayant fermé ses beaux yeux languissans,
Repose, parfumé d'aromate et d'encens
Le jeune homme adoré des vierges de Syrie.

Victor Hugo s'est écrié dans une des pièces les plus profondes des Contemplations:

Car le mot, qu'on le sache, est un être vivant.

Les poètes du Parnasse adoptèrent cette doctrine dans toute sa rigueur; de là dérive leur souci de d'épithète rare, de la délicatesse et de la sonorité des termes; de là aussi leur travail pour donner à chaque vocable une valeur de position, car les mots placés les uns à côté des autres se modifient par réciprocité, comme les couleurs dans un tableau. De là encore leur amour des <allitérations>, des coupes significatives, des rythmes spéciaux. A cette recherche d'une beauté poétique pure, ils ont tout sacrifié, appliquant ainsi une théorie de Buffon qui disait du style: "Toutes les beautés intellectuelles qui s'y trouvent, tous les rapports dont il est composé, sont autant de vérités aussi utiles, et peut-être plus précieuses pour l'esprit public, que celles qui peuvent faire le fond du sujet."

Si le lecteur français est déjà peu disposé par nature à goûter des vers pour leur beauté propre, il l'est moins encore à les goûter lorsque cette beauté se trouve ainsi raffinée et compliquée. Dans le cas des poètes du Parnasse, il se rencontrait une autre cause de malentendu que j'ai indiquée tout à l'heure, faute d'un terme plus précis, en parlant de leur exotisme. La trace des grands artistes étrangers, et des plus opposés au génie national, apparaît partout dans l'œuvre des maîtres et des disciples de cette école. M. Leconte de Lisle s'était éperdument plongé dans l'abîme du rève hindou. Baudelaire, à la suite de Edgar Poë, s'était assimilé la portion la plus douloureusement singulière de l'âme anglo-saxonne. Le germanisme intense de Richard Wagner ensorcelait plusieurs des artistes du groupe. Toutes ces influences, et d'autres encore, se réunissaient, pour faire de l'idéal de la jeune école poétique quelque chose de complexe, de nouveau, d'inaccessible aussi à ceux qui n'avaient pas traversé les mêmes initiations. Un observateur philosophe reconnaîtrait là une des formes littéraires du cosmopolitisme contemporain. Il remarquerait que les deux poètes qui réussirent le mieux auprès du public, dans ce cénacle de 1860 et des années suivantes, sont précisement ceux qui échappèrent le plus à cette influence cosmopolite, MM. Sully Prudhomme et François Coppée. C'était là encore une continuation du romantisme, car presque tous les poètes de 1830 furent tentés par la poésie exotique, depuis Victor Hugo, qui écrivait les Orientales, jusqu'à Sainte-Beuve que préoccupaient les lakistes, sans parler de Lamartine et d'Alfred de Musset qui chantaient l'ltalie et l'Espagne, le premier pour y avoir aimé, le second à peine âgé de vingt ans, pour avoir désiré d'y aimer. Mais les romantiques essayaient de prendre aux littératures etrangères ce qui pouvait s'adapter au génie de notre race, et les poètes du Parnasse s'efforçaient au contraire de s'assimiler ce qu'il y a de plus rare dans l'originalité des génies étrangers. Arrivés tard et cherchant un "frisson nouveau", comme le disait Victor Hugo de Baudelaire, ils ont bien arraché à notre vieille langue une musique dont elle n'était pas capable jusque-là, – mais, de cette musique, ils ont dû être seuls à jouir pendant longtemps, car l'oreille du public n'y était pas façonnée.

 

 

 

 

 

 

Erstdruck und Druckvorlage

Journal des débats politiques et littéraires.
1884, 9. Dezember, Edition du matin, S. *3.

Gezeichnet: PAUL BOURGET.

Die Textwiedergabe erfolgt nach dem ersten Druck (Editionsrichtlinien).


Journal des débats politiques et littéraires   online
URL: http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/cb39294634r/date

 

 

Mit Änderungen aufgenommen in

 

Kommentierte Ausgabe

 

 

 

Werkverzeichnis


Verzeichnisse

Talvart, Hector / Place, Joseph: Bibliographie des auteurs modernes de langue française (1801-1927).
Bd. 2. Paris: Éd. de la Chronique des lettres françaises 1930.
S. 166-195: Paul Bourget.

Mansuy, Michel: Un moderne. Paul Bourget. De l'enfance au disciple.
2. Aufl. Paris: Les belles lettres 1961 (= Annales littéraires de l'Université de Besançon, 39).
S. 539-551: Bibliographie.



Bourget, Paul: Le roman réaliste et le roman piétiste.
In: Revue des Deux Mondes.
1873, 15. Juli, S. 454-469.
URL: http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/cb32858360p/date1873
URL: https://archive.org/details/revuedesdeuxmond18734pari
URL: http://opacplus.bsb-muenchen.de/title/205313-5

Bourget, Paul: Notes sur quelques poètes contemporains.
In: Le siècle littéraire. Revue bi-mensuelle.
Jg. 1, 1875/76, Nr. 12/13, 15. März/1. April 1876, S. 265-273.
URL: http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/cb328681532/date

Bourget, Paul: Les Poètes contemporains. Alfred de Musset.
In: La Vie littéraire.
Jg. 3, 1877, Nr. 18, 3. Mai, S. *2-3. [PDF]


Bourget, Paul: A propos d'une cinquantaine.
In: Le Parlement. Journal de la République libérale.
1880, 12. Februar, S. *3.

Bourget, Paul: Parnassiana.
In: Le Parlement. Journal de la République libérale.
1880, 26. Februar, S. *3.
Neudruck
Le Parnasse. Hrsg. von Yann Mortelette.
Paris: Presses de l'Université de Paris-Sorbonne 2006
(= Collection "Mémoire de la critique"), S. 157-161.

Bourget, Paul: M. Sully Prudhomme.
In: Le Parlement. Journal de la République libérale.
1880, 13. Juni, S. *3-4.


Bourget, Paul: Notes de voyage – Poésie anglaise.
In: Le Parlement. Journal de la République libérale.
1881, 9. Januar, S. *3. [PDF]

Bourget, Paul: Poétique contemporaine.
In: Le Parlement. Journal de la République libérale.
1881, 3. Februar, S. *3.

Bourget, Paul: [Rezension zu:]
La Chanson des gueux, par Jean Richepin. Édition définitive. 1 vol. Dreyfous.
In: Le Livre (Bibliographie moderne).
Bd. 2, 1881, Nr. 4, 10. April, S. 205-206.
URL: http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/cb32808684g/date

Bourget, Paul: De l'esprit lyrique.
In: Le Parlement. Journal de la République libérale.
1881, 9. Juni, S. *3.

Bourget, Paul: Notes de voyage – Poètes anglais contemporains.
In: Le Parlement. Journal de la République libérale.
1881, 29. September, S. *2-3.

Bourget, Paul: Psychologie contemporaine. Notes et portraits.
Charles Baudelaire
.
In: La Nouvelle Revue.
Bd. 13, 1881, 15. November, S. 398-416.
URL: https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/cb34356973m/date1881
URL: https://archive.org/details/lanouvellerevue02unkngoog
Jeweils mit Änderungen aufgenommen in:
Paul Bourget: Essais de psychologie contemporaine.
Paris: Lemerre 1883; hier: S. 3-32.
URL: https://archive.org/details/essaisdepsycholo00bour
Paul Bourget: Œuvres complètes. Critique.
Bd. 1: Essais de psychologie contemporaine.
Paris: Plon, Nourrit et Cie 1899; hier: S. 3-20. [PDF]


Bourget, Paul: Les Aveux.
Paris: Lemerre 1882.
URL: https://archive.org/details/lesaveuxposies00bouruoft

Bourget, Paul: M. Taine, critique d'art.
In: Le Parlement. Journal de la République libérale.
1882, 9. Februar, S. *3.

Bourget, Paul: Psychologie contemporaine. Notes et portraits.
M. Ernest Renan.
In: La Nouvelle Revue. Bd. 15, 1882, 15. März, S. 233-271.
URL: https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/cb34356973m/date1882
Jeweils mit Änderungen aufgenommen in
Paul Bourget: Essais de psychologie contemporaine.
Paris: Lemerre 1883; hier: S. 33-110.
URL: https://archive.org/details/essaisdepsycholo00bour
Paul Bourget: Œuvres complètes. Critique.
Bd. 1: Essais de psychologie contemporaine.
Paris: Plon, Nourrit et Cie 1899; hier: S. 27-72. [PDF]

Bourget, Paul: Études et portraits XVIII.
Edgar Poe. In: Le Parlement. Journal de la République libérale.
1882, 2./3. November, S. *3.

Bourget, Paul: Études et portraits XXI.
Quelques réflexions sur une école poétique
.
In: Le Parlement. Journal de la République libérale.
1882, 23. November, S. *3.

Bourget, Paul: Psychologie contemporaine. Notes et portraits.
M. Taine.
In: La Nouvelle Revue. Bd. 19, 1882, 15. Dezember, S. 864-901.
URL: https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/cb34356973m/date1882
Aufgenommen in
Paul Bourget: Essais de psychologie contemporaine.
Paris: Lemerre 1883; hier: S. 175-250.
URL: https://archive.org/details/essaisdepsycholo00bour


Bourget, Paul: Essais de psychologie contemporaine.
Baudelaire – M. Renan – Flaubert – M. Taine – Stendhal.
Paris: Lemerre 1883.
URL: https://archive.org/details/essaisdepsycholo00bour
URL: https://catalog.hathitrust.org/Record/100321601

Bourget, Paul: Préface.
In: Léon Cladel, Le Deuxième Mystère de l'Incarnation.
Préface de Paul Bourget.
Paris: Rouveyre 1883, S. V-XIX.
URL: https://archive.org/details/ledeuximemyst00clad
URL: https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k803384 [2e éd.]

Bourget, Paul: Préface.
In: J. Barbey d'Aurevilly, Memoranda.
Préface de Paul Bourget.
Paris: Rouveyre 1883, S. I-XXVII.
URL: https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6501740n
URL: https://archive.org/details/memoranda00barb

Bourget, Paul: Études et portraits.
Le De Profundis de la critique.
In: Le Parlement. Journal de la République libérale.
1883, 8. März, S. *3.
Aufgenommen in
Paul Bourget: Études et portraits.
Bd. 1. Paris: Lemerre 1889; hier: S. 299-306 (u.d.T.: "Réflexions sur la Critique").
URL: https://archive.org/details/tudesetportrait00bourgoog

Bourget, Paul: Études et portraits.
Du moderne.
In: Le Parlement. Journal de la République libérale.
1883, 31. Mai, S. *3.

Bourget, Paul: Études et portraits.
La Statue de Schopenhauer.
In: Le Parlement. Journal de la République libérale.
1883, 14. Juni, S. *3.

Bourget, Paul: Sensations d'Oxford (Notes de voyage).
In: La Nouvelle Revue.
Bd. 24, 1883, 1. Oktober, S. 557-598.
URL: https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/cb34356973m/date1883

Bourget, Paul: La Fête des morts.
In: Le Parlement. Journal de la République libérale.
1883, 1. November, S. *3.

Bourget, Paul: Études et portraits.
Les Espèces littéraires.
In: Le Parlement. Journal de la République libérale.
1883, 13. Dezember, S. *3.


Bourget, Paul: Études et portraits.
Un coin de la Jeunesse contemporaine.
In: Journal des Débats politiques et littéraires.
1884, 20. Januar, Edition du matin, S. *1-2.
URL: https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/cb39294634r/date1884

Bourget, Paul: Études et portraits.
Les lettres de Gustave Flaubert à George Sand.
In: Journal des Débats politiques et littéraires.
1884, 10. Februar, Edition du matin, S. *1-2.
URL: https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/cb39294634r/date1884

Bourget, Paul: Études et portraits.
M. Leconte de Lisle.
In: Journal des Débats politiques et littéraires.
1884, 13. April, Edition du matin, S. *1-2.
URL: https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/cb39294634r/date1884

Bourget, Paul: Études et portraits.
M. Guy de Maupassant.
In: Journal des Débats politiques et littéraires.
1884, 25. Mai, Edition du matin, S. *1-2.
URL: https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/cb39294634r/date1884

Bourget, Paul: Notes sur l'Angleterre VI.
Préraphaélitisme.
In: Journal des Débats politiques et littéraires.
1884, 23. September, Edition du matin, S. *3.
URL: https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/cb39294634r/date1884

Bourget, Paul: Études et portraits.
A propos d'un ancien roman.
In: Journal des Débats politiques et littéraires.
1884, 18. November, Edition du matin, S. *3.
URL: https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/cb39294634r/date1884
Aufgenommen in
Paul Bourget: Études et portraits.
Bd. 1. Paris: Lemerre 1889; hier: S. 261-279 (u.d.T.: "Réflexions sur l'Art du Roman").
URL: https://archive.org/details/tudesetportrait00bourgoog

Bourget, Paul: L'esthétique du Parnasse.
In: Journal des Débats politiques et littéraires.
1884, 9. Dezember, Edition du matin, S. *3.
URL: https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/cb39294634r/date1884


Bourget, Paul: Poésies 1872-1876.
Au bord de la Mer. La Vie inquiète. Petits Poèmes.
Paris: Lemerre o.J. [1885]
URL: https://archive.org/details/posies01bour

Bourget, Paul: Psychologie contemporaine (Études et Portraits). M. Leconte de Lisle.
In: La Nouvelle Revue. Bd. 32, 1885, 15. Januar, S. 349-377.
URL: https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/cb34356973m/date1885
Mit Änderungen aufgenommen in
Bourget, Paul: Nouveaux essais de psychologie contemporaine.
M. Dumas fils – M. Leconte de Lisle – MM. de Goncourt – Tourguéniev – Amiel.
Paris: Lemerre 1886, S. 79-133.
URL: https://archive.org/details/nouveauxessaisde00bour_1

Bourget, Paul: Poésie anglaise contemporaine.
In: Journal des Débats politiques et littéraires.
1885, 14. April, Edition du matin, S. *3.
URL: https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/cb39294634r/date1885

Bourget, Paul: L'Esthéticisme anglais.
In: Journal des Débats politiques et littéraires.
1885, 6. Mai, Edition du matin, S. *3.
URL: https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/cb39294634r/date1885

Bourget, Paul: Victor Hugo.
In: Journal des Débats politiques et littéraires.
1885, 24. Mai, Edition du matin, S. *3.
URL: https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/cb39294634r/date1885

Bourget, Paul: Le pessimisme de la jeune génération.
In: Journal des Débats politiques et littéraires.
1885, 16. Juni, Edition du matin, S. *3.
URL: https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/cb39294634r/date1885


Bourget, Paul: Nouveaux essais de psychologie contemporaine.
M. Dumas fils – M. Leconte de Lisle – MM. de Goncourt – Tourguéniev – Amiel.
Paris: Lemerre 1886.
URL: https://archive.org/details/nouveauxessaisde00bour_1
URL: https://catalog.hathitrust.org/Record/100323213

Bourget, Paul: Poésies 1876-1882.
Edel. Les Aveux.
Paris: Lemerre 1886.
URL: https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k272207w   [Paris: Lemerre 1887]


Bourget, Paul: Science et Poésie (Dialogue d'esthétique).
In: The Fortnightly Review.
Bd. 43, New Series, 1888, 1. April, S. 568-588. [PDF]
Aufgenommen in
Paul Bourget: Études et portraits.
Bd. 1. Paris: Lemerre 1889; hier: S. 189-228.
URL: https://archive.org/details/tudesetportrait00bourgoog

Bourget, Paul: Un roman d'analyse.
Sous l'œil des barbares, par M. Maurice Barrès. (1 vol. chez Lemerre).
In: Journal des Débats politiques et littéraires.
1888, 3. April, Edition du matin, S. *2-3
URL: https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/cb39294634r/date1888
Wiederholt
La Plume.
Jg. 2, 1890, Nr. 26, 15. Mai, S. 83-87. [PDF]


Bourget, Paul: Études et portraits.
Bd. 1. Paris: Lemerre 1889.
URL: https://archive.org/details/tudesetportrait00bourgoog
URL: https://catalog.hathitrust.org/Record/006505564

Bourget, Paul: Études et portraits.
Bd 2. Paris: Lemerre 1889.
URL: https://archive.org/details/netudesetportrai02bouruoft
URL: https://catalog.hathitrust.org/Record/006505564

Bourget, Paul: À un jeune homme.
In: Le Figaro.
1889, 17. Juni, S. 1.
URL: https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/cb34355551z/date1889


[Bourget, Paul:] Physiologie de l'Amour Moderne.
Fragments posthumes d'un ouvrage de Claude Larcher, recueillis et publiés par Paul Bourget.
Paris: Lemerre 1891.
URL: http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k69202m
URL: https://archive.org/details/physiologiedela00unkngoog

Bourget, Paul: The New Moral Drift in French Literature.
In: The Forum.
Bd. 16, 1893, November, S. 282-288.
URL: https://catalog.hathitrust.org/Record/000552622
URL: http://www.unz.com/print/Forum/

Bourget, Paul: Lettre autobiographique [Januar 1894].
In: Extraits choisis des œuvres de Paul Bourget.
Hrsg. von Alphonse N. van Deall.
Boston 1894, S. 1-15.
URL: https://archive.org/details/extraitschoisis00daelgoog
URL: https://catalog.hathitrust.org/Record/100412843

Bourget, Paul: Les Primitifs.
In: Le Figaro.
1895, 12. Mai, S. 1.
URL: https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/cb34355551z/date1895
Übersetzung
Paul Bourget: Primitive und Aestheten.
In: Das Magazin für Litteratur.
Jg. 64, 1895, Nr. 45, 9. November, Sp. 1463-1468. [PDF]

Bourget, Paul: A Lecture at Oxford. Gustave Flaubert.
In: The Fortnightly Review.
1897, Juli, S. 152-164.

Bourget, Paul: L'arbre de M. Taine.
In: Le Figaro.
1897, 7. November, S. 1.
URL: https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/cb34355551z/date1897

Bourget, Paul: Psychologische Abhandlungen über zeitgenössische Schriftsteller.
Übersetzt von A. Köhler.
Minden i. Westf.: Bruns 1903.
URL: https://archive.org/details/bub_gb_EUDrAAAAMAAJ

Bourget, Paul: Études et portraits.
Bd. 3. Paris: Plon-Nourrit 1906.
URL: https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k80172r
URL: https://archive.org/details/tudesetportrai03bouruoft
URL: https://catalog.hathitrust.org/Record/001364049
URL: http://obvil.sorbonne-universite.site/corpus/critique/bourget_etudes-03

Bourget, Paul: Charles de Spoelberch de Lovenjoul.
In: Le Figaro.
1907, 7. Juli, S. 1.
URL: https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/cb34355551z/date1907

Bourget, Paul: Pages de Critique et de Doctrine.
Bd. 1. Paris: Plon-Nourrit 1912.
URL: https://archive.org/details/pagesdecritiquee01bouruoft
URL: https://catalog.hathitrust.org/Record/001014426
URL: http://obvil.sorbonne-universite.site/corpus/critique/bourget_pages-de-critique

Bourget, Paul: Pages de Critique et de Doctrine.
Bd. 2. Paris: Plon-Nourrit 1912.
URL: https://catalog.hathitrust.org/Record/001014426

Bourget, Paul: Nouvelles Pages de Critique et de Doctrine.
Bd. 1. Paris: Plon-Nourrit 1922.
URL: https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k113904j
URL: https://archive.org/details/nouvellespagesde01bour
URL: http://obvil.sorbonne-universite.site/corpus/critique/bourget_nouvelles-pages-de-critique-01

Bourget, Paul: Nouvelles Pages de Critique et de Doctrine.
Bd. 2. Paris: Plon-Nourrit 1922.
URL: https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k113905x
URL: https://archive.org/details/nouvellespagesde02bour


Bourget, Paul: Essais de psychologie contemporaine. Études littéraires.
Hrsg. von André Guyaux.
Paris: Gallimard 1993 (= tel, 233).
Text nach der "Édition définitive" (1899).

Bourget, Paul: Le Disciple.
Hrsg. von Antoine Compagnon.
Paris: Librairie Générale Française 2010 (= Le livre de poche, 31738).

Bourget, Paul: Théorie de la décadence.
Herausgegeben und übersetzt von Rudolf Brandmeyer.
In: Hofmannsthal-Jahrbuch zur europäischen Moderne 23 (2015), S. 253-263.

Bourget, Paul: Du dilettantisme.
Herausgegeben und übersetzt von Rudolf Brandmeyer.
In: Hofmannsthal-Jahrbuch zur europäischen Moderne 24 (2016), S. 133-151.

 

 

 

Literatur

Brandmeyer, Rudolf: Poetiken der Lyrik: Von der Normpoetik zur Autorenpoetik. In: Handbuch Lyrik. Theorie, Analyse, Geschichte. Hrsg. von Dieter Lamping. 2. Aufl. Stuttgart 2016, S. 2-15.

Brogniez, Laurence: Préraphaélisme et symbolisme. Peinture littéraire et image poétique. Paris 2003 (= Romantisme et modernités, 63.

Compagnon, Antoine: La Troisième République des lettres, de Flaubert à Proust. Paris 1983.

Glinoer, Anthony / Laisney, Vincent: L'âge des cénacles. Confraternités littéraires et artistiques au XIXe siècle. Paris 2013.

Guyaux, André: "Ce poète si profondément germanique ...". Le Baudelaire de Paul Bourget. In: Baudelaire: nouveaux chantiers. Hrsg. von Jean Delabroy u.a. Villeneuve d'Ascq 1995, S. 133-144.

Guyaux, André: Paul Bourget, Victor Hugo et "L'esprit lyrique". In: Pratiques d'écriture. Mélanges de poétique et d'histoire littéraire offerts à Jean Gaudon. Hrsg. von Pierre Laforgue. Paris 1996, S. 265-279.

Hufnagel, Henning: Wissen und Diskurshoheit. Zum Wissenschaftsbezug in Lyrik, Poetologie und Kritik des Parnasse 1840-1900. Berlin u. Boston 2017.

Jarrety, Michel (Hrsg.): La poésie française du Moyen Âge au XXe siècle. Paris 2007 (= Collection "Quadrige").

Jurt, Joseph: Synchronie littéraire et rapports de force. Le champ poétique des années 80. In: Oeuvres et Critiques 12.2 (1987), S. 19-33.

Mansuy, Michel: Un moderne. Paul Bourget. De l'enfance au disciple. 2. Aufl. Paris 1961 (= Annales littéraires de l'Université de Besançon, 39).

Martus, Steffen u.a. (Hrsg.): Lyrik im 19. Jahrhundert. Gattungspoetik als Reflexionsmedium der Kultur. Bern u.a. 2005 (= Publikationen zur Zeitschrift für Germanistik, 11).

McFarlane, I. D.: La collaboration de Paul Bourget au Parlement et au Journal des Débats 1880-86. In: Les Lettres Romanes 11 (1957), S. 413-435 u. 12 (1958), S. 35-58.

McFarlane, I. D.: Paul Bourget in search of a Symbolist aesthetic. In: Australian Journal of French Studies 6 (1969), S. 376-409.

Mortelette, Yann (Hrsg.): Le Parnasse. Paris 2006 (= Collection "Mémoire de la critique").

Pernot, Denis: Paul Bourget, observateur de la jeunesse (1880-1889). In: Avez-vous lu Paul Bourget? Hrsg. von Marie-Ange Fougère u.a. Dijon 2007, S. 97-108.

Philippe, Gilles / Piat, Julien (Hrsg.): La langue littéraire. Une histoire de la prose en France de Gustave Flaubert à Claude Simon. Paris 2009.

Pouilliart, Raymond: Paul Bourget et la naissance du symbolisme. In: Les Lettres Romanes 18 (1964), S. 215-239 u. 315-328.

Riguet, Marine: Faire littérature. Genèse d'un laboratoire. Paris 2019 (Collection: Cultures numériques).

Saunier, Philippe: Préraphaélitisme et esthétisme en France. In: Histoires littéraires 29 (2007), S. 9-57.

Schiano-Bennis, Sandrine: La renaissance de l'idéalisme à la fin du XIXe siècle. Paris 1999 (= Romantisme et modernité, 29).

Simpson, Juliet: Bourget's Oxford Aesthetes: Towards Decadent Cosmopolitanism. In: Comparative Critical Studies 10 (2013), S. 183-197.

Stoupy, Joëlle: Maître de l'heure. Die Rezeption Paul Bourgets in der deutschsprachigen Literatur um 1890. Hermann Bahr, Hugo von Hofmannsthal, Leopold von Andrian, Heinrich Mann, Thomas Mann und Friedrich Nietzsche. Frankfurt a.M. u.a. 1996 (= Analysen und Dokumente, 35).

Wanlin, Nicolas (Hrsg.): Littérature et sciences au XIXe siècle. Une anthologie. Paris 2019.

 

 

Edition
Lyriktheorie » R. Brandmeyer