Jean Moréas

 

 

Les Décadents

 

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Le Temps a publié, cette semaine, un article de M. P. Bourde sur le groupe des poétes qualifiés par lui de "décadents". Nous croyons que nos lecteurs liront avec intérêt l'article où M. J. Moréas, l'un des poétes particuliérement visés par M. Bourde, répond aux critiques de notre confrére.

Depuis deux mois, la presse s'occupe beaucoup, à propos d'une agréable parodie (1), de certains poétes qu'on qualifie arbitrairement de "décadents"; et voilà qu'un écrivain grave, M. Paul Bourde, leur consacre, dans le Temps du 6 août, une fort longue étude. Le nom du signataire du présent article a été souvent prononcé dans toute cette étude, et M. Bourde semble le prendre particuliérement à partie; il se croit donc le droit de tâcher d'éclaircir ce point d'esthétique mal défini. Alfred de Vigny écrivait en 1829: "Les esprits paresseux et routiniers aiment à entendre aujourd'hui ce qu'ils entendaient hier: mêmes idées, mêmes expressions, mêmes sens; tout ce qui est nouveau leur semble ridicule; tout ce qui est inusité, barbare." Je cite ces paroles avant d'aller plus loin, car elles me paraissent, malgré leur date, d'une piquante actualité.

Le courrier que M. Bourde consacre aux poétes prétendus décadents dénote en maints endroits, et malgré un badinage inutile et un peu lourd, une louable conscience littéraire, ainsi qu'une certaine compréhension du sujet traité, compréhension, il est vrai, latente plutôt et quasi timorée. Mais M. Bourde a eu un grave tort, c'est de prêter une oreille trop complaisante à des racontars quelque peu fantaisistes. C'est pourquoi il a pu écrire: "La santé étant essentiellement vulgaire et bonne pour les rustres, il doit être au moins névropathe. Si la nature aveugle s'obstine à faire circuler dans ses veines un sang banalement vigoureux, il a recours à la seringue Pravaz pour obtenir l'état morbide qui lui convient." Et plus loin: "Il est catholique. D'abord si l'on n'avait pas de Dieu, il serait impossible de le blasphémer et de pimenter ses plaisirs par l'idée du péché. Ensuite sans Dieu, on ne saurait avoir Satan; et, sans Satan, il est impossible d'être satanique, ce qui est essentiellement de la maniére d'être du décadent." Que M. Bourde se rassure; les décadents se soucient fort peu de baiser les lévres blêmes de la déesse Morphine; ils n'ont pas encore grignoté des fœtus sanglants; ils préférent boire dans des verres à pattes plutôt que dans le crâne de leur mére-grand, et ils ont l'habitude de travailler durant les sombres nuits d'hiver et non pas de prendre accointance avec le diable pour proférer, pendant le sabbat, d'abominables blasphémes en remuant des queues rouges et de hideuses têtes de bœuf, d'âne, de porc ou de cheval. Ce sont là de stupéfiants canards. M. Bourde a été indignement trompé par ses reporteurs.

M. Bourde pense que Baudelaire est le pére direct de ces horribles décadents, et il a raison. Oui, ils sont les dignes fils de ce grand et noble poéte tant bafoué et calomnié de son vivant, et si mal connu encore à cette heure; de ce pur artiste qui écrivait: "... La poésie, pour peu qu'on veuille descendre en soi-même, interroger son âme, rappeler ses souvenirs d'enthousiasme, n'a pas d'autre but qu'elle-même; elle ne peut pas en avoir d'autre et aucun poéme ne sera si grand, si noble, si véritablement digne du nom de poéme, que celui qui aura été écrit uniquement pour le plaisir d'écrire un poéme." Et, en remontant jusqu'aux premiéres années du siécle, on trouverait un autre ancêtre, Alfred de Vigny, l'auteur du Moïse, de la Colére de Samson, de la Maison du berger et de ce délicieux Mystére

... les rêves pieux et les saintes louanges,
Et tous les anges purs et tous les grands archanges...

chantent sur leurs harpes d'or la naissance d'Eloa, cette ange charmante née d'une larme de Jésus.

Les prétendus décadents cherchent avant tout dans leur art le pur Concept et l'éternel Symbole; et ils ont la hardiesse de croire avec Edgar Poë "... que le Beau est le seul domaine légitime de la poésie. Car le plaisir qui est à la fois le plus intense, le plus élevé et le plus pur, ce plaisir-là ne se trouve que dans la contemplation du Beau. Quand les hommes parlent de Beauté, ils entendent, non pas précisément une qualité, comme on le suppose, mais une impression; bref, ils ont justement en vue cette violence et pure élévation de l'âme – non pas de l'intellect, non plus que du cœur – qui est le résultat de la contemplation du Beau."

Le caractére mélancolique de la poésie décadente a aussi singuliérement agacé le critique du Temps, défenseur du rire gaulois. Pourtant Eschyle, Dante, Shakespeare, Byron, Goethe, Lamartine, Hugo et tous les autres grands poétes, ne semblent pas avoir vu dans la vie une folle kermesse aux joyeuses rondes. Et quant à la prétendue gaieté des grands comiques, tels <qu>'Aristophane et Moliére, chacun sait qu'il faut ne voir là qu'une tristesse se leurrant elle-même, une sorte de tristesse à rebours. Mais ce que M. Bourde reproche le plus amérement aux décadents, c'est l'obscurité de leurs œuvres. Consultons encore sur ce sujet Edgar Poë: "Deux choses sont éternellement requises: l'une, une certaine somme de complexité, ou plus proprement, de combinaison; l'autre, une certaine quantité d'esprit suggestif, quelque chose comme un courant souterrain de pensée, non visible, indéfini... C'est l'excés dans l'expression du sens qui ne doit être qu'insinué, c'est la manie de faire du courant souterrain d'une œuvre le courant visible et supérieur qui change en prose, et en prose de la plate espéce, la prétendue poésie de quelques soi-disant poétes." Et puis Stendhal n'a-t-il pas écrit: "Malgré beaucoup de soins pour être clair et lucide, je ne puis faire des miracles; je ne puis pas donner des oreilles aux sourds ni des yeux aux aveugles"?

M. Bourde, qui n'a pas su ou n'a pas voulu apprécier à sa juste valeur l'ésotérisme de la poésie soi-disant décadente, semble en avoir mieux compris l'extériorité. Il dit: "M. Théodore de Banville exprimait, il y a quelques années, le regret que Victor Hugo n'ait pas eu le courage de rendre purement et simplement à la poésie la liberté dont elle jouissait à l'âge d'or du seiziéme siécle. Eh bien! cette révolution, les décadents la continuent aprés le géant mort. Leur curiosité les a conduits à reprendre ces libertés condamnées. Il y a là encore comme un plaisir de péché, en même temps qu'un moyen d'effet nouveau. Leurs infractions à l'hiatus restent rares, mais ils se sont décidément affranchis de la césure et de l'alternance des deux rimes. Ils obtiennent, avec des rimes exclusivement féminines, des piéces chuchotantes, aux nuances effacées, avec des rimes exclusivement masculines des sonorités redondantes, impossibles sous le joug des anciennes régles. "Voilà de bonnes et judicieuses paroles. Mais M. Bourde plus loin s'inquiéte de nouveau de la pureté de la langue, et évoque les ombres des vieux grammairiens et de Littré. M. Bourde peut dormir tranquille. Littré ce lexicographe libéral et hardi, serait le premier a accueillir, s'il n'était pas mort, les trouvailles de style des décadents, comme il l'a fait pour les mots, tirés du latin ou créés de toute piéce par ce prodigieux écrivain qui a nom Théophile Gautier.

Les poétes décadents – la critique, puisque sa manie d'étiquetage est incurable, pourrait les appeler plus justement des symboliques, – que M. Bourde a estrapadés d'une main courtoise sont: MM. Stéphane Mallarmé, Paul Verlaine, Laurent Tailhade, Charles Vignier, Charles Morice et le signataire de cet article. Ils pourront s'en consoler en méditant sur cette fin magistrale de la lettre que de Vigny adressait à lord *** à propos de la premiére représentation de sa traduction d'Othello. Il y compare la société à une grande horloge à trois aiguilles. L'une, bien grosse, s'avance si lentement qu'on la croirait immobile: c'est la foule. L'autre plus déliée, marche assez vite pour qu'avec une médiocre attention on puisse saisir son mouvement: c'est la masse des gens éclairés. "Mais, au-dessus de ces deux aiguilles, il s'en trouve une bien autrement agile et dont l'œil suit difficilement les bonds; elle a vu soixante fois l'espace avant que la seconde y marche et que la troisiéme s'y traîne. Jamais, non, jamais, je n'ai considéré cette aiguille des secondes, cette fléche si inquiéte, si hardie et si émue à la fois, qui s'élance en avant et frémit comme du sentiment de son audace ou du plaisir de sa conquête sur le temps; jamais je ne l'ai considérée sans penser que le poéte a toujours eu et doit avoir cette marche prompte au-devant des siécles et au delà de l'esprit général de sa nation, au delà même de sa partie la plus éclairée."

 

 

[Fußnote]

(1) Les Déliquescences.   zurück

 

 

 

 

Erstdruck und Druckvorlage

Le XIXe siècle.
1885, 11. August, S. *3.

Gezeichnet: Jean Moréas.

Die Textwiedergabe erfolgt nach dem ersten Druck (Editionsrichtlinien).


Le XIXe siècle   online
URL: gallica.bnf.fr/ark:/12148/cb32757974m/date

 

 

Mit Änderungen aufgenommen in

 

Kommentierte Ausgabe

 

 

 

Werkverzeichnis


Verzeichnisse


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Suivi d'une Bibliographie de la poésie symboliste.
Paris: Jouve 1911.
[Bd. 2:] Bibliographie de la poésie symboliste.
URL: https://archive.org/details/lesymbolismeessa00barr
URL: http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k21337s

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Talvart, Hector / Place, Joseph / Place, Georges: Bibliographie des auteurs modernes de langue française (1801-1974).
Bd. 21. Paris: Éditions de la Chronique des lettres françaises 1975.
S. 213-288: Moréas.



Moréas, Jean: Les Syrtes.
Paris: Impr. de Léo Trézenik 1884.
URL: http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k1512293m
URL: https://archive.org/details/lessyrtes00morgoog   [nouvelle édition 1892]

Moréas, Jean: Les Décadents. In: Le XIXe siècle.
1885, 11. August, S. *3.
URL: gallica.bnf.fr/ark:/12148/cb32757974m/date
Aufgenommen in:
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1886, 18. September, S. 150-151.
URL: http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/cb343599097/date
Aufgenommen in:
Jean Moréas: Les premières armes du symbolisme.
Paris: Vanier 1889; hier: S. 31-39.
URL: http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k1079099
URL: https://archive.org/details/lespremiresarme00vanigoog

Moréas, Jean: Le Symbolisme.
In: La Jeune Belgique.
Jg. 6, 1886, Nr. 10, 5. Oktober, S. 436-438.
URL: http://digitheque.ulb.ac.be/fr/digitheque-revues-litteraires-belges/periodiques-numerises/index.html#c12716
Gekürzter Wiederabdruck des Manifestes (1886, 18. September); mit einer einleitenden Bemerkung der Redaktion (S. 435).

Moréas, Jean: Une réponse [à M. Anatole France].
In: Le Symboliste.
Jg. 1, 1886, Nr. 1, 7.-14. Oktober, S. *2.
URL: http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/cb34456582n/date
Aufgenommen in:
Jean Moréas: Les premières armes du symbolisme.
Paris: Vanier 1889; hier: S. 48-50.
URL: http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k1079099
URL: https://archive.org/details/lespremiresarme00vanigoog

Moréas, Jean: Les premières armes du symbolisme.
Paris: Vanier 1889.
URL: https://archive.org/details/lartsymboliste00vano
URL: http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k1079099
URL: https://catalog.hathitrust.org/Record/001357963
URL: http://obvil.sorbonne-universite.site/corpus/critique/moreas_premieres-armes/

Moréas, Jean: Le Pélerin Passionné.
Paris: Vanier 1891.
URL: http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k1133607
URL: https://archive.org/details/leplerinpassio00mor
S. I-V: L'auteur au lecteur.

Moréas, Jean: Monsieur le Rédacteur [...].
In: Le Figaro.
1891, 14. September, S. 1. [PDF]
URL: http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/cb34355551z/date
Vgl.
Henry Fouquier: Les Écoles Littéraires.
In: Le Figaro.
1891, 18. September, S. 1.
URL: http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/cb34355551z/date

Moréas, Jean: L'École Romane.
In: Le Figaro.
1891, 23. September, S. 1-2. [PDF]
URL: http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/cb34355551z/date

Moréas, Jean: Éloge de Maurice du Plessys.
In: La Plume.
Jg. 4, 1892, Nr. 70, 15. März, S. 129-131.
URL: http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/cb38888015g/date

Moréas, Jean: Discours de M. Jean Moréas.
In: La Plume.
Jg. 8, 1896, Nr. 163, 1. Februar, S. 121.
URL: http://visualiseur.bnf.fr/ark:/12148/cb38888015g/date1896]

Moréas, Jean: Stéphane Mallarmé.
In: La Plume.
Jg. 10, 1898, Nr. 228, 15. Oktober, S. 609-612.
URL: http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/cb38888015g/date

Moréas, Jean: Les Stances.
Edition autographique, reproduisant le manuscrit de l'auteur.
[Paris]: la Plume 1899.
URL: http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k110573h
URL: https://fr.wikisource.org/wiki/Livre%3AMoréas_-_Les_Stances%2C_1899.djvu
URL: http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k98098877   [Paris: Mercure de France 1905]
URL: https://archive.org/details/lesstances00mor   [Paris: Mercure de France 1905]

Moréas, Jean: Nietzsche et la Poésie.
In: Revue littéraire de Paris et de Champagne.
1906, Januar, S. 1-3.
URL: http://visualiseur.bnf.fr/ark:/12148/cb328604173/date1906

Moréas, Jean: Esquisses et Souvenirs.
Paris: Société du Mercure de France 1908.
URL: http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k208079d
URL: https://archive.org/details/esquissesetsouve00mor
URL: https://catalog.hathitrust.org/Record/008581205
URL: http://obvil.sorbonne-universite.site/corpus/critique/moreas_esquisses/

Moréas, Jean: Variations sur la Vie et les Livres.
Paris: Mercure de France 1910.
URL: http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k29706j
URL: https://archive.org/details/variationssurlav00moruoft
URL: https://catalog.hathitrust.org/Record/008959433


Moréas, Jean: Réflexions sur quelques poètes
[publié par Raymond de La Tailhède et H. D.].
Paris: Mercure de France 1912.
URL: http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k200980x
URL: https://archive.org/details/rflexionssurqu00mor

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Paris: Lettres modernes 1968 (= Avant-siècle, 4).

Moréas, Jean: Les premières armes du symbolisme.
Texte présenté et annoté par Michael Pakenham.
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Bd. 3: Von Baudelaire bis Valéry.
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Literatur

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URL: http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/cb34431794k/date

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URL: https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k1091381
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