Teodor de Wyzewa

 

 

Notes sur les littératures étrangères. (1)
Walt Whitman.
(1819-1892)

[Auszug]

 

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Les États-Unis d'Amérique ne possèdent plus désormais que deux poètes; encore ne les possèdent-ils qu'en partage avec la France, car ces deux poètes sont M. Stuart Merril et M. Francis Viélé-Griffin.

Parmi les auteurs américains vivants qui font des vers et qui écrivent en anglais, ni M. Olivier Wendell Holmes, malgré sa ressemblance physique avec M. Renan, ni le vieux quaker Jean Feuille-Verte Whittier, malgré son âge et la pureté de ses intentions, ni Mmes Ella Dietz, Emma Lazarus, Ada Isaacs et Zadel Gustafson, malgré le grand nombre de leurs vers, personne n'est en vérité un poète. Il manque à leurs plus belles compositions ce mystérieux élément d'éternité qui seul distingue la poésie de la littérature.

Ce n'était guère non plus un poète, ce James Russell Lowell dont ses compatriotes ont pleuré la mort, l'année passée, avec une imposante solennité. Celui-là pourtant, à défaut de l'émotion et du souffle, était un très spirituel pamphlétaire, et, dans le dialecte spécial où il écrivait, un très habile versificateur.

Mais c'était en revanche tout à fait un poète, Walt Whitman, le magnifique et noble vieillard qui vient de mourir le 25 mars dernier, après quatre mois d'agonie

 

*   *   *

 

Lorsque, dans quelques années, nous serons enfin débarrassés du XIXe siècle, les critiques chargés de procéder à sa liquidation seront stupéfaits d'avoir à constater l'énorme influence de Walt Whitman sur notre mouvement littéraire contemporain. Car il leur faudra bien reconnaître que de toutes les innovations tentées depuis vingt-cinq ans dans notre littérature, et de celles qui touchent la forme, et de celles qui touchent les idées et les sentiments, il n'y en a pas une qui ne se trouve indiquée, réalisée, peut-être même exagérée, dans le premier volume des poèmes de Walt Whitman, les Brins d'herbe, publié en 1855.

Ces innovations, Dieu me garde de prétendre à les énumérer toutes; mais voici, je crois, les principales:

D'abord, le naturalisme. Et jamais un naturalisme n'a été plus radical que celui de Walt Whitman. Son œuvre est, d'un bout à l'autre, un grand hymne à la nature. La sainteté de la nature, c'est toute sa philosophie; elle le conduit à aimer et à célébrer tout ce qui est naturel, mais par-dessus tout, peut-être, les mystères naturels de la fécondation et de la reproduction. Auprès des poèmes qu'il consacre à ces sujets, les peintures de M. Zola font l'effet de craintives périphrases. Les curieux pourront trouver traduit un de ces poèmes dans l'ancienne collection de la Vogue; de tous les morceaux de Walt Whitman qui ont été traduits en français, c'est celui qui leur donnera la meilleure idée de l'élévation et du lyrisme du poète américain. Mais [514] ils y verront aussi combien ce poète s'inquiétait peu de nos scrupules de réserve et de pudeur, jugeant toute chose sacrée qui est naturelle, ainsi qu'il sied à un bon naturaliste.

Nos poètes s'essayent, depuis tantôt dix ans, à libérer le vers; jamais pourtant ils n'oseront pousser sa libération au point où l'a d'emblée poussée Walt Whitman. Il n'y a dans les Brins d'herbe ni rimes, ni assonances, ni retours de rythmes, ni rien enfin qui fasse croire, à vue d'œil, que ce sont des vers, sinon le fréquent passage à la ligne, et l'emploi de majuscules au début de chaque ligne; encore n'est-il pas exact de dire de chaque ligne, car il y a de ces vers qui, venant après d'autres de deux mots, s'étendent sur cinq ou six lignes, sans qu'on puisse, à vue d'œil, deviner pourquoi.

Après le vers libre, nous avons eu le culte et la culture du moi. Ce sont encore deux choses que Walt Whitman a bien connues, et dès 1855. Ses poèmes, quand ils n'ont pas pour sujet la démocratie américaine, ont pour sujet Walt Whitman. On en compterait une cinquantaine qui sont tout consacrés à la description minutieuse, non seulement de l'âme, mais du corps même de l'auteur; et souvent celui-ci, sans doute par crainte d'abuser du je, le remplace par son nom Walt Whitman en toutes lettres, parfois reproduisant sa signature autographiée au milieu du texte imprimé. A toutes les phases de la culture de son moi il a pris soin d'intéresser ses lecteurs; il poussait jusqu'à la manie le goût de l'autobiographie. Et pour ce qui est du culte de son moi, il l'a pratiqué sans ombre de fausse modestie, accompagnant de nouvelles photographies chacune des nouvelles éditions de ses œuvres, exaltant sa santé, sa beauté, sa virilité, tel, en un mot, qu'on ne saurait proposer à nos jeunes gens un plus enviable modèle de psychothérapeute.

Mais on ne saurait aussi leur proposer un plus enviable modèle de compagnon de la vie nouvelle, ou, comme on dit encore, de néo-chrétien. M. Paul Desjardins l'a bien senti, il nous l'a bien fait sentir dans un article qui est d'ailleurs, me semble-t-il, la plus belle étude qu'on ait écrite sur le poète défunt. (1). Quand il ne se chante pas lui-même, Whitman chante la démocratie américaine, y rattachant la civilisation, la science, les derniers progrès de l'industrie. Il s'attendrit sans cesse; et de préférence il s'attendrit sur les chemins de fer, les expositions, le suffrage universel, le phonographe. La Tour Eiffel, s'il avait eu le bonheur de l'apercevoir, l'aurait exalté davantage encore qu'elle n'exalte M. Henri Bérenger. Et comme à M. Bérenger, comme à ses maîtres et à ses confrères, la vue du monde moderne inspirait à Walt Whitman une morale toute d'action et de compassion. De penser qu'un jour le télégraphe et le vélocipède pénétreraient jusque chez les Caraïbes, ce fut toujours son idée la plus chère. Il le disait encore, en décembre dernier, à un ami qui l'était allé voir, et qui s'étonnait de le trouver si joyeux et si plein d'espérance dans le misérable taudis où il agonisait.

Si même on soutient que le trait dominant de notre littérature depuis vingt-cinq ans est la recherche de la nouveauté, sur ce point-là encore Walt Whitman nous a tous devancés. Non seulement il a pratiqué le vers libre avec une liberté extraordinaire, non seulement il a introduit dans sa poésie son nom autographié et la description de son corps, mais à chacun de ses livres il a donné une forme bizarre, entremêlant les poèmes et les dissertations politiques, imprimant au bas de ses vers, à la place où nous mettons les notes, une série d'anas, de réflexions morales et de souvenirs personnels. Il n'y a jamais eu un poète dont il fût plus facile de rire. Aussi les Américains n'y ont-ils pas manqué, les Anglais surtout; et c'est un plaisir de voir de délicats esthètes se réconcilier pour un instant avec la vie en s'esclaffant sur des poèmes tels que celui-ci:

 

Que vois-tu, Walt Whitman?
Qui est-ce là, que tu salues, et qui l'un après l'autre te saluent?
Je vois une grande merveille ronde roulant dans l'air.
Je vois à sa surface des petites fermes, des hameaux, des cimetières, des prisons, des factoreries, des palais, des huttes de barbares, des tentes de nomades.
Je vois d'un côté la partie dans l'ombre, où les dormeurs dorment, et de l'autre côté la partie éclairée du soleil.
Je vois les curieux changements, silencieux, de la lumière et de l'ombre.
Je vois des pays éloignés aussi réels et aussi proches pour leurs habitants que mon pays l'est pour moi.
Je vois d'abondantes eaux.
Je vois des pics de montagnes, je vois la rangée des sierras des Andes et des Alleghanys.
Je vois clairement les Himalayas, les Chian-Shahs, les Altaïs, les Ghauts.
Je vois les sommets géants d'Elbrouz, de Kazbec, de Bazardjusi.
Je vois les montagnes Rocheuses et le pic des Vents.
Je vois les Alpes Styriennes et les Alpes de Karnac.
Je vois les océans supérieurs et les inférieurs, l'Atlantique et le Pacifique, la mer Mexicaine, la mer Brésilienne et la mer du Pérou.
Les eaux japonaises, celles de l'Hindoustan, la mer de Chine et le golfe de Guinée.
L'étendue de la Baltique, de la Caspienne, de la Bothnienne, les rivages bretons et la Baie de Biscaye.
La Méditerranée au clair soleil, et de l'une à l'autre de ses îles.
[515] Les mers intérieures de l'Amérique du Nord, dont les eaux ont le goût frais.
La mer Blanche et la mer autour de Greenland (1).

. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

 

Ainsi Walt Whitman a pratiqué dès 1855 toutes les innovations qui ont été tentées depuis lors dans notre littérature. Les critiques du XXe siècle seront forcés de le constater, et ils ne manqueront pas d'en conclure que Walt Whitman a été l'inspirateur de notre mouvement littéraire contemporain.

Les critiques du XXe siècle auront là une excellente occasion de se tromper. Car malgré que les poèmes de Walt Whitman datent de 1855, et qu'ils présentent déjà, en apparence, tous les caractères que présentent les œuvres de nos écrivains d'aujourd'hui, la vérité est qu'ils n'ont exercé sur le mouvement littéraire contemporain aucune influence, ou à peu près.

D'abord, parce que personne d'entre nous ne les a connus, ou à peu près. Les journaux américains ont dit, au lendemain de la mort de Whitman, que son nom était plus célèbre en France qu'en Amérique. Ils se sont figuré, apparemment, qu'être connu de M. Gabriel Sarrazin équivalait à être connu de la France tout entière. Hélas! il n'en est rien!

Il y a bien eu chez nous, en outre de M. Sarrazin, deux ou trois jeunes gens pour apprécier Walt Whitman ainsi M. Desjardins, qui en a si noblement parlé; ainsi M. Viélé-Griffin, qui a eu naguère l'idée de le traduire (2); ainsi Jules Laforgue, un des plus délicieux esprits de notre âge, qui ne se fatiguait pas de lire les Brins d'herbe aux dernières années de sa courte vie. Mais sur ceux-là mêmes l'œuvre du poète américain n'a exercé aucune influence.

Car malgré la ressemblance apparente des sentiments, des idées et de la forme, il n'y a au fond rien de commun entre la poésie de Walt Whitman et notre littérature contemporaine. On a pu voir au Salon de la Rose-Croix, on peut voir à l'Exposition des Indépendants des peintures représentant les mêmes sujets que représentaient les peintures de Giotto, et avec des procédés du même genre. Ces peintures sont pourtant absolument différentes des peintures de Giotto. Un abîme peut-être plus profond encore sépare l'œuvre de Whitman de l'œuvre de nos jeunes écrivains d'à présent.

C'est que, pour être né au XIXe siècle, Whitman n'en est pas moins un primitif, quelque chose comme un poète des temps préhistoriques. La singularité de sa poésie n'est pas le résultat d'une réflexion théorique, ni d'un désir de réaction contre des tendances fatiguées: elle est l'expression spontanée de la singulière nature que lui ont faite son origine, son tempérament et les circonstances de sa vie.

 

 

[Die Anmerkungen stehen als Fußnoten auf den in eckigen Klammern bezeichneten Seiten]

[513] (1) Voy. la Revue, 2e sem. 1891, p. 209, 586, 751. – 1er sem. 1892, p. 423.   zurück

[514] (1) Journal des Débats, 4 avril 1892, [S. *3].   zurück

[515] (1) Leaves of Grass.   zurück

[515] (2) Et l'on ne saurait trop regretter qu'il ne l'ait pas fait, car personne ne comprend comme ce poète la langue et aussi l'intime génie du poète américain.   zurück

 

 

 

 

Erstdruck und Druckvorlage

Revue bleue.
1892, Nr. 23, 17. April, S. 513-519.

Unser Auszug: S. 513-515.

Gezeichnet: T. de Wyzewa.

Die Textwiedergabe erfolgt nach dem ersten Druck (Editionsrichtlinien).


La Revue politique et littéraire (1871 ff.) / Revue bleue (Juli 1884 ff.)   online
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Werkverzeichnis


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URL: https://archive.org/details/valbertoulesrci00wyzegoog
URL: https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k628497
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Paris: Perrin 1895.
URL: https://archive.org/details/nosmaitrestude00wyze
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URL: https://catalog.hathitrust.org/Record/001211010
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URL: https://archive.org/details/crivainstran02wyze
URL: http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k1132708
URL: https://catalog.hathitrust.org/Record/001463849

Wyzewa, Teodor de: [Rezension zu:]
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Literatur

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