Teodor de Wyzewa

 

 

[La poésie]

 

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La littérature, art des notions, eut toujours, depuis les légendes primitives jusque nos romans contemporains, une même destination, la destination reconnue par Wagner à toute forme de l'Art: elle voulut créer, au dessus de la réalité habituelle, la réalité supérieure et plus réelle d'une vie artistique, y transposant, avec la joie du libre pouvoir, les éléments fournis par la vie habituelle. Il n'y a point une opposition entre le conte épique, le drame, le roman: mais c'est trois formes successives d'un même art: chacune a répondu et peut encore répondre aux besoins artistiques de certains esprits. Il n'y a point d'opposition entre le roman dit réaliste, et qui est seulement romantique, et le roman dit idéaliste, qui est seulement psychologique: c'est deux aspects différents d'une même vie: ils doivent être conciliés dans un aspect total, recréant complète la vie de la raison comme celle des sens.

Mais la littérature, art des notions, comme la peinture, art des sensations, ont, sous le développement et la liaison des idées, produit des arts nouveaux, spécialement émotionnels. La peinture a produit les œuvres symphoniques des Vinci et des Rubens, évoquant l'émotion par l'agencement des couleurs et des lignes; la littérature a produit un art symphonique, la Poésie, évoquant l'émotion par l'agencement musical des rythmes et des syllabes.

Ainsi entendue, la Poésie fut très postérieure à la forme du vers – qu'elle n'implique pas nécessairement – et aux écrivains qu'on nomme les poëtes. Le vers avait été, d'abord, un appareil mnémonique: exigé, aussi, par les premières convenances du chant, en raison de sa coupe régulière, favorable aux retours de la [162] mélodie. Mais ni les chanteurs homériques, ni les tragiques grecs n'étaient soucieux de produire une musique purement verbale.

Les Latins semblent avoir les premiers senti que les mots, par une séculaire liaison avec des idées émouvantes, avaient acquis eux-mêmes une valeur émotionnelle. Ainsi que certaines alliances de couleur, pour avoir longtemps accompagné des objets voluptueux ou tristes, étaient enfin devenues aptes à évoquer, indépendamment de ces objets, la volupté ou la tristesse, ainsi certaines syllabes, employées à des mots suggérant l'émotion, étaient devenues les signes directs de cette émotion. Dans cette naissance d'une musique nouvelle, les rythmes acquirent une valeur avant les syllabes: et la littérature latine nous montre une éloquence tout musicale et rythmique, insoucieuse des notions sises sous les notes, usant les cadences, les prolongements et les césures des phrases, à la façon de périodes mélodiques, destinées à créer l'émotion. L'éloquence de Tite-Live, de Cicéron, de Salluste fut une combinaison solennelle et puissante de rythmes verbaux.

Par la suite des âges, un pouvoir pareil de signification émotionnelle s'attacha aux syllabes des mots: c'est un progrès tout comparable à celui de la musique pure, qui, d'abord, fut la mélodie, valant par les seuls rythmes et mouvements, et qui fut enfin l'harmonie, où chaque note (accord) acquit une force spéciale et propre d'émotion. Certaines âmes affinées connurent la tristesse alanguie et la brûlante joie de maintes syllabes: elles y trouvèrent la notation d'émotions musicales, mais aussi différentes des émotions de la pure musique, que des émotions produites par les procédés plastiques. Une harmonie des mots apparut possible, légitime: après la musique parlée des orateurs, naquit la musique écrite des poëtes.

Dois-je dire que ni Racine, ni Molière, ni la plupart des écrivains en vers de notre siècle ne furent des poëtes? Une convention les forçait à déformer leurs pensées pour les soumettre à un rythme fixe et inintelligent, à des rimes superflues. Dois-je dire encore que je n'attribue point à la poésie les pensées dites poétiques, toute pensée me paraissant plus aisée à exprimer par une prose!

La Poésie véritable, la seule qui demeure irréductible à la littérature proprement dite, est une musique émotionnelle de syllabes et de rythmes. Aussi voyons-nous les premiers poëtes, em[163]pêchés encore d'une poésie pure par maintes conventions, et l'insuffisance de leur vision théorique, les voyons-nous du moins sans cesse plus indifférents au sujet notionnel de leurs œuvres. Ronsard, sous le prétexte d'élégies, Théophile de Viau – ce phénomène qui stupéfit la régularité cartésienne du XVIIe siècle – furent les musiciens de sonatines graciles et délicates; Lamartine instaura la lente et parfois monotone symphonie de nobles sentiments. Victor Hugo créa la poésie romantique, évoquant les émotions seules de vies tout sensuelles. Son art conserva l'insuffisance d'une forme naissante: rythmique, nullement harmonieux.

Les poëtes Parnassiens eurent la gloire de dédier pleinement le vers aux fonctions musicales. Ils choisirent à dessein, dans le besoin obstiné de traiter des sujets rationnels, les sujets les plus vagues et les plus indifférents. Cependant ils furent ouvriers d'une poésie prochaine, plutôt que poëtes. Ils forgèrent des sonorités précieuses, d'admirables rythmes subtils ou élargis: mais ils négligèrent le sujet émotionnel non moins que le sujet notionnel: leurs musiques s'épandent au hasard, trouvailles ingénieuses de manœuvres. Nul d'eux ne donne une symphonie véritable, où soit analysée et développée la marche d'une émotion.

Le premier, M. Mallarmé tenta une poésie savamment composée, en vue de l'émotion totale. Il adopta volontiers pour sujet l'émotion produite, dans une âme étrangement pensive, par la création et la contemplation de rêves philosophiques. Il chercha la forme idéale d'une poésie purement émotionnelle, mais indiquant la raison des émotions en même temps qu'elle les traduisait. Il donna d'admirables musiques, liées entre elles et avec leur sujet par le mystère d'un nécessaire lien: exigeant seulement, des âmes délicates à qui il s'adressait, ce qu'exige des jeunes pianistes le dernier de nos auteurs de polkas; la patience préalable d'une préparation, la résignation à ne point recréer d'emblée, mais bien après un légitime effort, les sereines et hautes émotions de son noble esprit.

M. Mallarmé s'est vu obligé encore à conserver la forme fixe du poème: à d'autres artistes elle apparut une entrave: et ils essayèrent la briser. Ils pensèrent que les rimes, la régularité des rythmes, étaient des procédés musicaux précis, ayant une signification émotionnelle spéciale: que, dès lors, ces choses ne devaient plus être imposées d'avance aux poëtes, ainsi que des [164] cadres: mais usées suivant le besoin, dans la symphonie, des complications émotionnelles qu'elles suggéraient. Ils rêvèrent une rénovation de la musique verbale, comparable à la rénovation faite, dans la musique instrumentale, par Wagner, qui n'a point annulé les airs, et les cadences, et les retours, mais leur a donné un sens particulier, et les a employés seulement pour produire certaines émotions.

Un jeune poëte, M. Laforgue, maintenant la forme des vers, a osé déjà varier les rythmes suivant des raisons précises, et violer les sottes règles dites "pour les yeux": comprenant que les sonorités seules importaient dans la poésie, et qu'un mot singulier y pouvait bien rimer avec un terme pluriel, s'ils avaient même façon d'être prononcés.

Je ne connais point d'autre poëte, en notre littérature française d'aujourd'hui, et j'ai vainement cherché hors de France un musicien des mots (1). Les nouveaux poëtes anglais ne diffèrent des anciens, de Byron et de Swinburne, que parce qu'ils ont un moindre talent. Mais cette mort de la poésie ne détruit point la possibilité d'une littérature émotionnelle: la musique des mots peut être aussi clairement, et plus entièrement, exprimée par une prose: une prose tout musicale et émotionnelle, une libre alliance – libre au point de vue du sens notionnel – une alliance harmonieuse de sons et de rythmes, indéfiniment variée suivant l'indéfini mouvement des nuances d'émotion. J'admire cette musique, grandement savante déjà et combien superbe! – dans les confessions de l'anglais Quincey: je l'admire surtout dans quelques phrases prestigieuses du comte de Villiers de l'Isle-Adam, magicien des musiques expressives, suggérant, par des liaisons de syllabes, une vivante émotion.

Ainsi une littérature nouvelle s'est – par les lois même des formes artistiques – constituée avec les procédés de la littérature notionnelle: et comme une couleur, aujourd'hui, peut, diversement, évoquer une sensation ou une émotion, les syllabes de nos mots sont, ensemble, les signes de notions et d'émotions. C'est deux arts, ayant les mêmes moyens: deux littératures tout différentes, mais également précieuses pour la destination com[165]mune de tous les arts. La littérature des notions, et la littérature musicale recréent des modes différents de la vie: mais de la même vie.

Telle fut, – trop brièvement esquissée – l'évolution de l'art littéraire. Que serait, dans ces conditions, la littérature wagnérienne? Elle serait à poursuivre l'œuvre conciliatrice de Wagner. N'entendons nous point la voix aimée du Maître, et qu'elle nous dit: "Tous les arts ont une fin commune: tous ne valent que s'ils y travaillent. Littérateurs, comprenez l'effort de vos devanciers: ils ont employé leurs âmes à créer une meilleure vie: poursuivez leur tâche en créant la vie que peuvent concevoir vos âmes nouvelles! J'ai tenté la création totale de la vie par l'union des arts: mais les arts n'étaient point prêts: vous les préparerez. Vous ne dédaignerez aucun mode de la vie, parmi ceux dont est capable la littérature. La vie est un enchaînement d'idées, sensibles, abstraites, se produisant l'une l'autre, et d'émotions: vous jugerez tous ces éléments dignes d'entrer dans votre œuvre, et vous rechercherez les signes spéciaux qui conviennent à chacun d'eux. Votre roman ne sera ni un naturalisme, ni une psychologie, ni une fine musique verbale: il sera vivant, par l'union de toutes ces formes. Alors, sur le fondement d'une littérature enfin constituée, la peinture et la musique pourront ajouter leurs modes vitaux: les artistes auront l'Art: la vie complète sera créée, par l'alliance de tous ses modes" (1).

 

 

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[164] (1) J'excepterais les magnifiques poëmes en vers et quelques poëmes en prose d'Edgar Poë, inventeur, dans ses nouvelles, d'une sorte le mélodrame psychologique assez facile: présentant, par exemple, une obsession, sans l'analyse des motifs, qui la défantastiseraient, mais la rendraient naturelle et vivante.   zurück

[165] (1) J'indiquerai, plus tard, dans un troisième article, comment la musique fut amenée, par Beethoven et Wagner, à ne pouvoir plus exister sans le concours des autres arts: comment, aussi, l'union ne put être décisive, les différents arts n'étant point parvenus au même degré de développement.   zurück

 

 

 

 

Erstdruck und Druckvorlage

Teodor de Wyzewa: Notes sur la littérature wagnérienne et les livres en 1885-1886.
In: Revue Wagnérienne.
1886, 8. Juni, S. 150-171.

Gezeichnet: Teodor de Wyzewa.

Unser Auszug: S. 161-165.

Die Textwiedergabe erfolgt nach dem ersten Druck (Editionsrichtlinien).
Wechselnde Schreibung: "poëte(s)/poète(s)" vereinheitlicht zu: "poëte(s)"

Übernahme der Texttranskription (04.10.2019) von: LABEX OBVIL (Université Paris-Sorbonne)
https://obvil.sorbonne-universite.fr/corpus/critique/revue-wagnerienne_tome-2
Nachkorrigiert.


Revue Wagnérienne   online
URL: https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/cb32861731q/date
URL: https://catalog.hathitrust.org/Record/012511880
URL: https://obvil.sorbonne-universite.fr/corpus/critique/

 

 

Mit Änderungen aufgenommen in

 

 

 

Werkverzeichnis


Verzeichnisse

Duval, Elga L.: Téodor de Wyzewa. Critic Without a Country.
Genève: Droz; Paris: Minard (Ambilly-Annemasse, les Presses de Savoie) 1961.
S. 153-167: Schriftenverzeichnis Téodor de Wyzewa.

Delsemme, Paul: Teodor de Wyzewa et le cosmopolitisme littéraire en France à l'époque du symbolisme.
2 Bde. Bruxelles: Presses universitaires de Bruxelles 1967.
Bd. 2: Appendice. Les Publications de Teodor de Wyzewa. Essai de bibliographie méthodique.



Wyzewa, Teodor de: La Musique descriptive.
In: Revue Wagnérienne.
1885, 8. April, S. 74-77.
URL: http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/cb32861731q/date

Wyzewa, Teodor de: Peinture Wagnérienne. Le salon de 1885.
In: Revue Wagnérienne.
1885, 8. Juni, S. 154-156.
URL: http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/cb32861731q/date

Wyzewa, Teodor de: Le Pessimisme de Richard Wagner.
In: Revue Wagnérienne.
1885, 8. Juli, S. 167-170.
URL: http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/cb32861731q/date

Wyzewa, Teodor de: La religion de Richard Wagner et la religion du comte Léon Tolstoï.
In: Revue Wagnérienne.
1885, 8. Oktober, S. 237-256.
URL: http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/cb32861731q/date

Wyzewa, Teodor de: La philosophie de M. Renan.
A propos du Prètre de Némi.
In: La Revue contemporaine.
1885, Dezember, S. 423-439.
URL: http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/cb32856694b/date

Wyzewa, Teodor de: Mallarmé. Notes.
Paris: Publications de La Vogue 1886.
URL: https://archive.org/details/mallarmnotes00wyze
URL: http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k147550b

Wyzewa, Teodor de: Notes sur la peinture wagnérienne et le salon de 1886.
In: Revue Wagnérienne.
1886, 8. Mai, S. 100-113.
URL: http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/cb32861731q/date

Wyzewa, Teodor de: Notes sur la littérature wagnérienne et les livres en 1885-1886.
In: Revue Wagnérienne.
1886, 8. Juni, S. 150-171.
URL: http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/cb32861731q/date

Wyzewa, Teodor de: Notes sur la musique wagnérienne et les oeuvres musicales françaises en 1885-1886.
In: Revue Wagnérienne.
1886, 8. Juli, S. 183-193.
URL: http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/cb32861731q/date

Wyzewa, Teodor de: M. Mallarmé. Notes.
In: La Vogue.
1886: 5.-12. Juli, S. 361-375; 12.-19. Juli, S. 414-424. [PDF]

Wyzewa, Teodor de: Une critique.
In: La Revue indépendante.
1886, November, S. 49-78.
URL: http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/cb32860109n/date

Wyzewa, Teodor de: Le comte de Villiers de l'Isle-Adam. Notes.
In: La Revue indépendante.
1886, Dezember, S. 260-290.
URL: http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/cb32860109n/date

Wyzewa, Teodor de: Les livres.
In: La Revue indépendante.
1887, Februar, S. 145-164.
URL: http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/cb32860109n/date
Aufgenommen
Teodor de Wyzewa: Nos maîtres. Études & portraits littéraires.
Paris: Perrin 1895; hier S. 115-122 (u.d.T. "Le Symbolisme de M. Mallarmé").
URL: https://archive.org/details/nosmaitrestude00wyze
URL: https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k1420978r
URL: https://catalog.hathitrust.org/Record/001211010

Wyzewa, Teodor de: L'après-midi d'un Faune.
In: La Revue indépendante.
1887, März, S. 335-339.
URL: http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/cb32860109n/date

Wyzewa, Teodor de: Les livres. Poésie.
In: La Revue indépendante.
1887, Mai, S. 1-5.
URL: http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/cb32860109n/date

Wyzewa, Teodor de: Oeuvres posthumes de Baudelaire et de Victor Hugo.
In: La Revue indépendante.
1887, Juli, S. 1-7.
URL: http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/cb32860109n/date

Wyzewa, Teodor de: Les Origines de la Littérature décadente.
In: L'Art Moderne. Revue critique des arts et de la littérature.
Jg. 9, 1889: Nr. 15, 14. April, S. 114-116; Nr. 16, 21. April, S. 123-124.
URL: http://digitheque.ulb.ac.be/fr/digitheque-revues-litteraires-belges/periodiques-numerises/index.html#c11373

Wyzewa, Teodor de: M. Oscar Wilde et les jeunes littérateurs anglais.
In: Revue bleue.
1892, Nr. 14, 2. April, S. 423-429.
URL: http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/cb32861147f/date

Wyzewa, Teodor de: Notes sur les littératures étrangères: Walt Whitman. In: Revue bleue.
1892, Nr. 23, 17. April, S. 513-519.
URL: http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/cb32861147f/date

Wyzewa, Teodor de: M. Stephane Mallarmé.
In: Le Figaro. 1892, 8. Dezember, S. 1.
URL: http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/cb34355551z/date
Aufgenommen
Teodor de Wyzewa: Nos maîtres. Études & portraits littéraires.
Paris: Perrin 1895, S. 123-129 (hier u.d.T. "Le Florilège de M. Mallarmé").
URL: https://archive.org/details/nosmaitrestude00wyze
URL: https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k1420978r
URL: https://catalog.hathitrust.org/Record/001211010

Wyzewa, Teodor de: Valbert ou Les récits d'un jeune homme.
Paris: Perrin 1893.
URL: https://archive.org/details/valbertoulesrci00wyzegoog
URL: https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k628497
URL: https://catalog.hathitrust.org/Record/006541249

Wyzewa, Teodor de: Nos maîtres.
Études & portraits littéraires.
Paris: Perrin 1895.
URL: https://archive.org/details/nosmaitrestude00wyze
URL: https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k1420978r
URL: https://catalog.hathitrust.org/Record/001211010
URL: http://obvil.sorbonne-universite.site/corpus/critique/wyzewa_nos-maitres/

Wyzewa, Teodor de: Écrivains étrangers.
[Bd. 1]. Paris: Perrin 1896.
URL: https://archive.org/details/crivainstranger00wyzegoog
URL: http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k1132721
URL: https://catalog.hathitrust.org/Record/001463849

Wyzewa, Teodor de: Écrivains étrangers.
Bd. 2. Paris: Perrin 1896.
URL: https://archive.org/details/crivainstran02wyze
URL: http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k1132708
URL: https://catalog.hathitrust.org/Record/001463849

Wyzewa, Teodor de: [Rezension zu:]
Die Deutsche Litteratur des Neunzehnten Jahrhunderts,
par Richard M. Meyer. Berlin 1900.
In: Revue des Deux Mondes.
1900, 15. Januar, S. 456-467.
URL: http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/cb32858360p/date
URL: https://archive.org/details/p1revuedesdeuxm1900pariuoft

 

 

 

Literatur

Brandmeyer, Rudolf: Poetiken der Lyrik: Von der Normpoetik zur Autorenpoetik. In: Handbuch Lyrik. Theorie, Analyse, Geschichte. Hrsg. von Dieter Lamping. 2. Aufl. Stuttgart 2016, S. 2-15.

Delsemme, Paul: Teodor de Wyzewa et le cosmopolitisme littéraire en France à l'époque du symbolisme. 2 Bde. Bruxelles 1967.

Delsemme, Paul: Teodor de Wyzewa, éminence grise du symbolisme français. In: Le Symbolisme en France et en Pologne (Médiateurs et Résistances). Hrsg. von Joanna Zurowska. Varsovie 1989, S. 13-26.

Duval, Elga L.: Téodor de Wyzewa. Critic Without a Country. Genève u. Paris 1961.

Illouz, Jean-Nicolas: Le Symbolisme. 2. Aufl. Paris 2014 (= Le Livre de Poche, 582).

Jarrety, Michel (Hrsg.): La poésie française du Moyen Âge au XXe siècle. Paris 2007 (= Collection "Quadrige").

Leblanc, Cécile: Wagnérisme et création en France, 1883-1889. Paris 2005.

Lees, Heath: Mallarmé and Wagner: Music and Poetic Language. Aldershot u.a. 2007.

Marchal, Bertrand (Hrsg.): Mallarmé. Paris 1998 (= Collection "Mémoire de la critique").

Martus, Steffen u.a. (Hrsg.): Lyrik im 19. Jahrhundert. Gattungspoetik als Reflexionsmedium der Kultur. Bern u.a. 2005 (= Publikationen zur Zeitschrift für Germanistik, 11).

Marvick, Louis W.: Waking the Face That No One Is. A Study in the Musical Context of Symbolist Poetics. Amsterdam 2004.

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Murat, Michel: Le vers libre. Paris 2008 (= Littérature de notre siècle, 36).

 

 

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