Émile Blémont

 

 

La Poésie en Angleterre et aux États-Unis (III)

Walt Whitman

[Auszug]

 

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I

Walt Whitman, dont notre pays, en sa superbe indifférence, ignore presque absolument l'œuvre et même le nom, constitue dans la littérature anglaise contemporaine une personnalité aussi puissante que celle de Wagner dans la musique moderne. Autour de lui s'agitent des discussions littéraires comparables, par leur violence passionnée et par leur haut intérêt, aux fameuses luttes des classiques et des romantiques de 1830. Pour Alfred Austin et beaucoup de critiques des deux mondes, Walt Whitman est simplement un énergumène, dont la vanité va jusqu'à l'hallucination, dont l'ignorante rudesse se complique de pédanterie, qui croit pouvoir remplacer le talent par l'aplomb, le génie par une fatuité titanesque. Pour Buxton Forman, W. M. <Rossetti>, Robert Buchanan, Conway, Roden Noël et Swinburne, il est le grand poëte de la démocratie américaine, le fondateur de la poésie de l'avenir. N'est-on pas curieux de faire connaissance avec le personnage qui a soulevé des appréciations si contradictoires; qui, à côté d'adversaires si acharnés, compte des amis si enthousiastes et si autorisés? Il doit tout au moins y avoir, et il y a effectivement en lui, quelque chose de fortement excentrique, de particulièrement original. Longfellow et Bryant ne sont véri[Nr. 7, S. 54]tablement que des Anglais nés aux États-Unis; Edgar Poë lui-même, malgré les bizarreries de son esprit chercheur, se rattache aux vieilles civilisations. Walt Whitman est absolument, essentiellement Américain; c'est le pur Yankee, contempteur de la forme et de la routine, grand défricheur de terres vierges. A ce point de vue, il est presque aussi intéressant à considérer comme homme que comme poëte; avant tout, il représente une implacable volonté. Voyons d'abord ce qu'est l'homme, dans un autre article nous étudierons le poëte.

Walt Whitman est né, le 31 mai 1819, au hameau de West-Hills, Long-Island, État de New-York, à trente milles de la capitale. Sa famille paternelle, d'origine anglaise, était fixée là depuis cinq générations. Sa mère Luisa van Velsor, d'origine hollandaise, et son père, tour à tour fermier, charpentier et entrepreneur, suivaient tous deux la religion du grand quaker iconoclaste, Elias Hicke. Walt (probablement un diminutif de Walter) alla à l'école de Brooklyn, faubourg de New-York. A treize ans, il devint apprenti imprimeur; bientôt nous le trouvons maître d'école campagnard, puis journaliste à New-York. Aux États-Unis, les changements de métier sont fréquents; chacun se transforme avec une infatigable souplesse suivant ses goûts successifs, les idées qu'il acquiert sur sa vraie vocation et les besoins urgents de son active existence: chaque homme est ou fut un Protée. En 1849, après avoir lutté, pour vivre, contre les plus âpres obstacles, Walt Whitman voyage. Il traverse toute l'Amérique du Nord, édite un journal à la Nouvelle-Orléans, puis revient à Brooklyn et y redevient imprimeur. Autre changement bientôt: il prend la suite des affaires de son père, l'entrepreneur-charpentier. Il avoue du reste aujourd'hui n'avoir jamais eu la moindre aptitude commerciale, quoique Yankee.

En 1862, la guerre civile éclate. Dans son enthousiasme, il veut combattre pour l'abolition de l'esclavage. Il s'enrôle, et, mû par le plus noble dévouement, il organise une ambulance. Sa conduite est admirable. Il va chercher sous le feu les combattants frappés; il les soigne avec bonté, avec amour, aussi bien les ennemis que les compagnons d'armes, et exerce sur tous ceux qu'il approche un ascendant magnétique, qui produit de merveilleux résultats. Il soigne personnellement pendant la guerre cent mille malades ou blessés. En 1864, dans un hôpital de Washington, il est atteint de sa première maladie, par suite d'une absorption accidentelle de poison dans un cas de gangrène des plus mauvais. Aussitôt rétabli, il retourne aux hôpitaux. Après la guerre, il obtient une place à l'administration de l'intérieur. Le ministre, M. Harlan, apprenant qu'il est l'auteur des Brins d'herbe., l'expulse. Heureusement il a pu gagner de quoi vivre en s'employant ultérieurement au cabinet de l'attorney général.

Au milieu des alternatives de cette existence d'aventures et de dévouements, il était devenu écrivain, il avait cru se sentir poëte. Ses premiers essais sont en prose, et remontent à 1841; il écrivit alors dans la Revue démocratique quelques contes et esquisses de peu de valeur. Son premier poëme, le Prix du sang, est une dénonciation véhémente de la loi contre les esclaves fugitifs. Son premier recueil de poésies est intitulé les Brins d'herbe (Leaves of grass); c'est une étrange exaltation de l'Amérique et des Américains, de l'Individualisme et de la Démocratie, du Matérialisme, de la Nature et de l'Ame. Il le commença en 1853, convaincu que nul pays n'avait jamais offert à la poésie d'aussi riches matériaux que l'Amérique, et fort de son mépris pour une littérature toute de souvenirs aristocratiques et de puérilités séniles. Il écrivit sur une feuille de papier en grosses lettres: "Fais l'œuvre," et fixa la feuille au mur, au-dessus de son bureau, de telle façon qu'elle se présentât sans cesse à ses regards. Et il fit l'œuvre. Et l'œuvre plus tard le fit chasser du ministère. Mais il n'était pas homme à se décourager pour si peu; écoutez les fières paroles de sa préface: "L'univers a un amant complet, et c'est le grand poëte. Il est enflammé d'une éternelle passion; il est indifférent à ce qui peut lui échoir de bonne ou de mauvaise fortune, et se distribue chaque jour, à chaque heure, sa délicieuse récompense... Rien ne peut l'arrêter; la souffrance et la nuit ne le peuvent pas, la mort et la crainte non plus. Pour lui la plainte la jalousie, l'envie sont des cadavres enterrés et putréfiés; il les a vu ensevelir. La mer n'est pas plus sûre du rivage, ni le rivage de la mer, que lui de la fécondité de son amour pour toute perfection et. beauté." Il remania trois fois ses poëmes, imprima de sa main son livre tout entier, et en 1855 le publia. Le volume fut peu remarqué, jusqu'à ce qu'Emerson eût fait paraître une lettre, où il l'appelait "le plus extraordinaire morceau d'esprit et de sagesse qu'eût encore produit l'Amérique." En un an, la première édition fut épuisée. Deux autres suivirent. En 1865, après la guerre civile, Walt Whitman publia les Roulements de tambour (Drum taps), et en 1867 il donna une édition de ses œuvres complètes, avec des pièces nouvelles. Les revues d'Angleterre le ridiculisèrent; des poëtes le défendirent; W. M. <Rossetti> fit paraître à la fin de 1867, à Londres, une édition de ses poëmes, soigneusement émondée pour ne pas choquer le Cant britannique. Et voilà Walt Whitman initiateur et chef d'école.

La préface de ses Brins d'herbe est aussi célèbre en Angleterre que celle de Cromwell en France. L'auteur y donne carrément ses moyens et son but. "Pour qu'il se forme de grands poëtes, dit-il d'abord, l'idée de liberté politique est indispensable." Et voici comment il comprend le vrai citoyen: "La Liberté est mal servie par des hommes dont les bonnes intentions sont renversées par un échec, ou deux échecs, ou un nombre quelconque d'échecs, ou par l'indifférence et l'ingratitude éventuelles du peuple, ou par les menaces du pouvoir, par des soldats, des canons, des lois pénales. La Liberté a foi en elle, n'appelle personne, ne promet rien, siège dans le calme et la lumière, et ne connaît pas le découragement." De la Liberté politique il passe à la Science: "La Science exacte n'est pas un obstacle pour le grand poëte, elle est toujours pour lui un encouragement et un soutien. Son point de départ, son souvenir est là. Là sont les bras qui l'élevèrent d'abord et qui le serrent le mieux; là il retourne, après toutes ses allées et venues. Le marin et le voyageur, l'anatomiste, le chimiste, l'astronome, le géologue, le phrénologiste, le philosophe, le mathématicien, l'historien, le lexicographe ne sont pas poëtes; mais ils sont les législateurs des poëtes, et c'est sur les fortes assises posées par eux que repose la structure de tout parfait poëme... La beauté poétique est le couronnement, le triomphe suprême de la Science." Il ajoute plus loin cette phrase étrangement profonde: "L'esprit du poëte américain doit répondre à l'aspect de son pays; il faut qu'il incarne en lui la géographie, là nature, les fleuves, les lacs de sa patrie." Suivent les règles de sa poétique: "L'harmonie et les ornements des plus beaux poëmes sont, non indépendants, mais dépendants. Toute beauté vient d'un beau sang ou d'un beau cerveau. Qui s'occupe de ses ornements ou de son harmonie, celui-là est perdu. Voici ce qu'il faut faire: aimer la terre, le soleil et les animaux, dédaigner les riches, faire la charité à tous ceux qui la demandent, planer au-dessus des sots et des fous, dévouer son revenu et son travail aux autres, haïr les tyrans, ne pas discuter à propos de Dieu, avoir patience et indulgence pour le peuple, n'ôter son chapeau à rien de connu ni d'inconnu, à aucun homme ni à aucun nombre d'hommes, aller librement avec de puissantes personnalités libres d'éducation, avec les enfants, avec les mères de famille; lire tous ces livres en plein air, à chaque saison de chaque année de votre vie; examiner à nouveau tout ce qu'on vous a dit dans l'école, dans l'église ou dans un livre; écarter tout ce qui froisse votre âme: votre chair même alors sera un grand poëme, et il y aura la plus riche harmonie, non-seulement en vos paroles, mais dans les lignes silencieuses de vos lèvres et de votre figure, entre les cils de vos yeux, dans chaque articulation, dans chaque mouvement de votre corps." Il résume ensuite ses idées: "L'art de l'art, la gloire de l'expression, le soleil littéraire, c'est la simplicité. Rien n'est meilleur que la simplicité. Parler en littérature avec la parfaite rectitude et insouciance des mouvements des animaux, avec l'incompressibilité de sentiment des arbres dans les bois, de l'herbe au bord des chemins, c'est le suprême triomphe de l'art."

Sa définition du grand poëte est frappante: "Le grand poëte n'est pas un ergoteur, il est la Justice; il ne juge pas comme un juge juge, mais comme le soleil tombant autour d'un objet nu. Comme c'est lui qui voit le plus loin, c'est lui qui a le plus de foi. Ses pensées sont des hymnes à la louange des choses. Il ne voit plus guère l'éternité que comme un drame avec prologue et dénoument. Il voit l'éternité dans les hommes et les femmes, et ne voit pas les hommes et les femmes comme des songes ou des atomes."

Et, répondant d'avance à ceux qui ridiculiseront son incommensurable vanité: "Le vrai poëte, s'écrie-t-il, a une sympathie aussi immense que son orgueil, et l'une compense l'autre."

[Nr. 7, S. 55] L'homme qui a ces idées dédaigne la fortune et n'est pas riche. Il habite une chambre de quinze pieds carrés. A peine les meubles nécessaires; deux vieilles gravures, Bacchus et Silène. Pas de livres. Il ne rit pas, ne sourit pas. Il ne craint ni le plein air, ni la pleine mer, ni la pleine foule. Il a deux cabinets de lecture: l'impériale de l'omnibus et un petit îlot de sable, entièrement inhabité, loin dans l'Océan. Ses yeux sont d'un bleu clair perçant; son visage est hâlé; sa barbe a grisonné; son apparence est mâle, saine, courageuse, et si le rire est absent de son visage, la bonté y rayonne.

Il a du goût pour les gens de peu, les pauvres gens; ne se soucie mie de ce qu'on dit ou écrit sur lui, et va droit son chemin.

Il fut présenté à Lincoln; le grand président fixa ses yeux sur lui et dit: "Il a vraiment l'air d'un homme."

 

 

II

[Nr. 11, S. 86] Vous <savez> quel homme est Walt Whitman; nous connaissons l'arbre, goûtons le fruit.

Et d'abord, si celui-là seul était poëte qui compte des syllabes et fait rimer des mots, Walt Whitman, ne serait aucunement poëte. Dans son œuvre, nulle préoccupation, nulle trace de rimes, de mesure, de quantité: rien que des alinéas d'un mot, d'une ou plusieurs lignes. Il a parfois l'accent de Shakespeare, jamais il n'est versificateur. La forme n'existe pas pour lui par elle-même. Persuadé que le fond emporte la forme, sûr que l'âme jaillissante se creuse naturellement et invinciblement son lit, il n'a cure de faire pour ce torrent des quais et des passerelles. Il sent, il pense; et s'il croit sa sensation, sa pensée, belle ou bonne, utile à noter, il la note. Il la saisit telle qu'elle s'est révélée à lui, il ne l'habille pas pour la présenter, il ne dissimule en elle et n'embellit rien; il la modèle nue, dans sa candeur native, avec tous ses charmes et toutes ses imperfections. Sa muse est la Vérité, mais la Vérité vraie, non celle de Florian. Elle ne sort pas toujours d'un puits, elle sort quelquefois d'un égout; n'importe! elle tient le miroir magique où se reflète l'univers, et l'âme de la nature est en elle.

Whitman a des défauts monstrueux; il dédaigne là grammaire, la pudeur même. Trouve-t-il sur son chemin un mot étranger qui lui plaise, Il l'enrôle et parfois le travestit singulièrement. Il apostrophe la Liberté, les Américains de noms espagnols; Libertad, Americanos; il appelle la Démocratie ma femme! Quand l'idée ne lui paraît pas bien habillée par le mot, il ne craint pas de modifier le mot; et quand il lui vient une idée toute neuve, il lui taille dans son idiome ou dans un idiome étranger un vêtement à sa taille. Parfois en le lisant, il semble que l'on écoute un homme placé sur le sommet d'une montagne, d'où il domine une immense étendue de pays: continents, fleuves, îles et mers; il promène ses regards sur les divers points qui émergent de cette immensité; tout entre tour à tour dans ses yeux, et par ses yeux pénètre jusqu'au fond de son cœur; il signale chacune des choses, chacun des êtres qu'il voit, qu'il absorbe; avec la sensation que lui ont donnée cette vue, cette absorption; avec le sentiment qui naît de la sensation, et la pensée qui s'élève du sentiment. Tout cela sans apparence de préméditation, d'ordre, de logique, et comme au hasard! C'est une multitude d'énumérations par cris, par saccades; le même procédé ou du moins la même absence de procédé revient sans cesse. L'art disparaît. A certains moments on est presque étourdi, on croit voir danser sur la tombe d'Apollon, comme autant de vierges folles, la Géographie, l'Histoire, la Statistique, l'Anatomie, l'Industrie, la Politique, la Religion, la Vision de l'Avenir.

Mais si les défauts sont monstrueux, c'est que le poëte est un géant. Quelle puissance, quelle élévation, quelle largeur, quelle universalité! Surtout quelle originalité absolue! Il marche dans notre monde comme Gulliver dans l'île de Lilliput. Les versificateurs sont des nains auprès de lui. Il rompt les règles de l'art poétique comme le héros de Swift rompt les fils croisés autour de son corps. Il a la bonne et belle humeur de Gargantua. C'est un géant bon enfant; comme tous les hommes de génie, sa vie est une continuelle jeunesse; il est géant, mais il reste enfant et bon. Au milieu des mécontents, des blasés, des dégoûtés, qui, méprisant leur siècle comme trop prosaïque, se tournent vers les Goths, les Romains, les Grecs, les Hindous et les Chinois, il aime, exaltè et absorbe son pays et ses contemporains; il chante les pampas du nouveau Mexique et les neiges du Canada, le président Lincoln et le cureur de latrines.

La clef de son œuvre est dans ces deux mots bizarrement accouplés par lui, One's self et En masse, c'est-à-dire Individualité et Démocratie. S'il dédaigne parfois la grammaire et l'orthographe, il ne dédaigne rien dans la nature, ni l'oiseau, ni l'océan, ni les bêtes, ni les choses qui semblent inanimées, ni les étoiles, ni les dernières dégradations de l'humanité. S'il n'est pas l'Art, il est bien plus, il est la Vie. Il est éminemment personnel, mais il embrasse le monde entier dans sa personnalité, étudiant en lui-même la création, comme dans le plus clair miroir où puissent plonger ses yeux et son âme. Il réalise l'idéal de Lucrèce. Il est homme, et non-seulement rien d'humain, mais encore rien de surhumain, ni même rien de sous-humain, si l'on peut ainsi parler, ne lui est étranger. Aussi n'a-t-il guère le temps d'être artiste, et parle-t-il plutôt comme un prophète; mais ce n'est plus le solitaire de Pathmos, c'est l'homme des foules, l'homme des peuples.

Il est biblique, mais, comme Hégel, il admet le principe de l'identité dans les contraires. Il est réaliste et optimiste, il est spiritualiste aussi; pour lui le mal n'existe pas, ou, s'il existe, il est utile. Il a les vigoureuses conceptions d'une forte santé, chaste et sobre. Il est le champion de l'âme; il est aussi le champion sans honte de la sainteté de la chair et des instincts charnels. Oh! ce n'est pas un poète raffiné comme Tennyson, ni sentimental comme Longfellow; c'est simplement un homme qui sent comme le commun des hommes, et s'adresse au commun des hommes; et les pensées, comme dit M. Buchanan, s'assemblent dans son esprit en foules si tumultueuses qu'il n'a pas le loisir de leur chercher des équivalents artistiques d'expression. Il n'en a ni le loisir ni le désir. Il se sent assez fort et son arme assez perçante pour se dispenser de porter cuirasse damasquinée et de ciseler sa hache. Il se sent l'énergie qu'il faut pour soulever un monde; son levier sera la volonté, son point d'appui l'universel amour.

 

 

 

 

Erstdruck und Druckvorlage

La Renaissance Littéraire et Artistique.
Jg. 1, 1872:
Nr. 7, 8. Juni, S. 53-55
Nr. 11, 6. Juli, S. 86-87
Nr. 12, 13. Juli, S. 90-91.

Unser Auszug:
Nr. 7, 8. Juni, S. 53-55 (vollständig)
Nr. 11, 6. Juli, S. 86.

Gezeichnet: E. Blémont.

Die Textwiedergabe erfolgt nach dem ersten Druck (Editionsrichtlinien).


La Renaissance Littéraire et Artistique   online
URL: https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/cb34430961x/date

 

 

 

Literatur

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